Course à la direction du NPD: un premier candidat vient faire un tour au Nouveau-Brunswick

FREDERICTON – Le candidat à la direction du NPD fédéral, Thomas Mulcair, estime que les récentes nominations de personnes unilingues anglophones à la Cour suprême ainsi qu’au poste de vérificateur général du Canada ne respectent pas le principe d’égalité des deux langues officielles du pays. «Depuis plus de 40 ans, on est censé avoir deux langues officielles au Canada et il faut que cette égalité soit réelle», a-t-il affirmé lors d’une entrevue à l’Acadie Nouvelle.

Pendant son bref séjour au Nouveau-Brunswick, le député fédéral d’Outremont a rencontré divers groupes et personnalités afin de recueillir des appuis dans la cadre de la course à la direction du Nouveau Parti démocratique.

Sa position en matière de langues officielles est sans équivoque: le français et l’anglais doivent avoir le même statut dans nos institutions fédérales.

«Lorsque la juge en chef de la Cour suprême demande à un avocat francophone d’aller plus lentement parce qu’un autre juge ne comprend pas le français, ce qu’elle est en train de lui dire, c’est qu’il aura moins de temps pour plaider sa cause», estime M. Mulcair.

«C’est une entorse à l’égalité des deux langues officielles», affirme-t-il sans hésiter.

Par ailleurs, M. Mulcair, lui-même membre de la minorité anglophone du Québec, dit souhaiter que les communautés francophones et acadiennes du Canada aient accès à des services adéquats dans leur langue.

«Objectivement parlant, la minorité anglophone a historiquement eu des institutions de santé ou scolaires qui étaient extrêmement bien équipées par rapport à ce que les minorités francophones pouvaient avoir dans le reste du Canada», admet Thomas Mulcair.

«Mais à mon point de vue, il ne faut pas faire du nivellement vers le bas. Il faut essayer justement de s’assurer que les ressources sont là pour que tout le monde puisse étudier, recevoir des services de santé et des services gouvernementaux, là où le nombre le justifie, dans sa langue à travers le Canada», estime le politicien.

M. Mulcair a visité Saint-Jean et Fredericton pendant son passage dans la province.

Il dit espérer de pouvoir revenir et passer par la Péninsule acadienne.

«Je suis très fier d’être le premier candidat à la chefferie (du NPD fédéral) à avoir foulé le sol du Nouveau-Brunswick. Je souhaiterais vivement pouvoir revenir et aller en Acadie. Je cherche par ailleurs à travailler très fort avec mon équipe pour que l’on puisse avoir des débats au Nouveau-Brunswick et pourquoi pas aller dans le nord de la province pour au moins l’un d’entre eux», de dire M. Mulcair.

La tournée de M. Mulcair a été orchestrée par le chef du NPD du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy, qui apporte son soutien au candidat dans cette course à la direction de l’aile fédérale du parti.

Et Thomas Mulcair a eu des commentaires élogieux pour le jeune chef.

«Dominic représente l’avenir du Nouveau Parti démocratique. En fait, le mot nouveau est particulièrement approprié lorsque l’on regarde quelqu’un comme lui, parce qu’il incarne une nouvelle vision pour le NPD ici au Nouveau-Brunswick et que moi j’essaie de répandre dans le reste du Canada», souligne M. Mulcair.