Un vétéran acadien publie une fiction inspirée de la réalité

PETIT-ROCHER — Aldéric Doucet publie un roman en anglais, Sarah James Saga, à l’âge de 89 ans. Son inspiration pour cette fiction relève d’un événement qu’il a vécu en Hollande alors qu’il était soldat durant la Seconde Guerre mondiale.

Après un premier livre en français, Qu’avez-vous fait de ma baie, en 1996, Aldéric Doucet a écrit dans la langue de Shakespeare l’histoire de l’Américaine Sarah James qui arrive au village de Petit-Rocher, d’où est originaire l’auteur.

«Sarah est multimillionnaire, elle a son jet privé, son chauffeur privé. Elle a eu trois aventures qui sont tombées à l’eau. Un couple américain lui a parlé de la beauté de Petit-Rocher et elle vient voir. Elle trouve le vrai amour avec un pêcheur de Petit-Rocher. Finalement, ça démontre que le bonheur n’est pas en arrière d’un compte de banque», a partagé Aldéric Roy.

L’auteur a commencé l’écriture de ce deuxième roman vers l’âge de 70 ans et c’est un ami résidant aux États-Unis qui l’a encouragé à l’imprimer.

«Je ne l’aurais jamais publié. J’avais écrit cela comme passe-temps parce que j’étais beaucoup plus intéressé à la peinture. Un ami professeur des beaux-arts à Boston à qui j’avais envoyé le manuscrit m’a dit qu’il fallait le publier et l’a envoyé à la correction», a expliqué M. Roy.

Un fait durant la Seconde Guerre mondiale a inspiré l’auteur, qui est un ancien combattant, a créé l’héroïne Sarah.

«Quand j’étais en Hollande, j’ai rencontré deux femmes qui étaient en train de manger nos restants dans les barils d’ordures. Je leur ai offert de manger dans la cuisine et elles ont apprécié cela. Elles m’ont invité par la suite à venir les voir», a raconté l’auteur.

«La plus âgée était mariée avec un Juif qui était un des plus grands couturiers au monde à cette époque. Il avait été fait prisonnier par les Allemands et ça faisait trois ans qu’elle n’avait pas eu de ses nouvelles. La plus jeune était un de ses modèles. C’était un des plus grands modèles du monde dans le temps. Elles avaient été dans la richesse, mais n’avaient plus rien à cause de la guerre», se souvient Aldéric Doucet.

Aldéric Doucet a procédé au lancement officiel de son livre à la Bibliothèque publique de Petit-Rocher cette semaine.