Construction: le blocus maintenu par les ouvriers du Nord-Ouest

EDMUNDSTON – Pour une deuxième journée consécutive, des ouvriers des corps de métiers ont bloqué l’accès au chantier de construction de la nouvelle pharmacie Jean Coutu, mardi, à Edmund­ston.

Ils dénoncent la présence d’employés de l’extérieur de la province à cet endroit et réclament plus de travail pour les gens du Nouveau-Brunswick.
Le chantier a été paralysé toute la journée. Encore une fois, les employés du Québec, qui seraient une vingtaine, ont respecté le blocus. Selon un manifestant, ils se sont présentés aux abords du site, ont garé leurs véhicules et ont quitté les lieux.

Le contrat principal pour la construction de cette nouvelle pharmacie a été accordé à un entrepreneur québécois par le franchisé de la nouvelle pharmacie Jean Coutu.

Selon les manifestants, la majorité des 170 membres de la section locale du Conseil régional de l’Atlantique des charpentiers et travailleurs alliés n’ont pas de travail actuellement. Plusieurs d’entre eux n’obtiendraient pas non plus de prestations d’assurance-emploi.

Ils estiment qu’il en revient au gouvernement de dicter les règles dans le secteur de la construction au Nouveau-Brunswick.

«Les écoles de métiers sont remplies de gens qui suivent une formation. Mais en même temps, il n’y a pas d’ouvrage pour nous et pour eux dans la province», a indiqué le manifestant Tim Devost.

Depuis lundi, les manifestants n’ont eu aucun contact avec des représentants gouvernementaux.

Au ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, on a rappelé que l’entente canadienne sur la mobilité des travailleurs permet le déplacement dans d’autres provinces, bien qu’il y a parfois des règles différentes à suivre à certains endroits.

Une porte-parole du ministère a invité les travailleurs mécontents à joindre leurs bureaux à Fredericton s’ils ont des questions.

Elle a rappelé que le gouvernement ne peut s’interposer dans un projet du secteur privé.