Ronald J. LeBlanc se défend d’avoir mal agi

DIEPPE – Toutes les activités de la Commission d’épuration des eaux usées du Grand Moncton se sont déroulées à l’intérieur de son mandat pour le bien-être économique et environnemental des trois municipalités, selon les membres de son conseil d’administration.

Ils étaient pas moins de 24 élus municipaux mardi soir autour de la table du conseil municipal de Dieppe pour poser leurs questions aux membres du conseil d’administration de la Commission d’épuration des eaux usées du Grand Moncton.

Maires et conseillers de Dieppe, Moncton et Riverview avaient de nombreuses questions à poser à ceux dont la gouvernance et les finances ont été sévèrement critiquées par la vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, Kim MacPherson, dans un rapport rendu public à la fin d’octobre.

Le président de la commission, Ronald J. LeBlanc, a défendu la totalité des actions de son organisme qui s’est forgé une réputation internationale dans le traitement des biosolides, les résidus du traitement des eaux usées.

«Nous avons fait ce qui était nécessaire pour le bénéfice économique et environnemental de nos trois communautés», a exprimé M. LeBlanc au sujet de voyages à l’étranger et de la conférence internationale organisée par la commission, à Moncton, en 2007.

Contrairement à ce qu’a indiqué la vérificatrice générale, les membres de la commission sont d’avis que ces activités faisaient partie de son mandat puisque l’expertise pour gérer les biosolides n’existait pas au Nouveau-Brunswick et au Canada.

Si les dirigeants de la commission affirment n’avoir rien à se reprocher, ils ont tout de même décidé d’apporter plusieurs changements à leur façon de faire, et ce, sans attendre la réaction du ministère de l’Environnement au rapport de Mme MacPherson.

«Nous allons prendre les devants. Nous n’allons pas attendre le ministère de l’Environnement. Par contre, nous ne pouvons pas faire ça en isolation. Nous avons trois maîtres (les trois municipalités) et nous devons les servir», a indiqué le trésorier de la commission, Douglas Baker.

Le ministère de l’Environnement est responsable du cadre législatif des commissions provinciales de traitement des eaux usées, mais les municipalités sont leurs uniques bailleurs de fonds.

Parmi les mesures proposées, la commission a l’intention d’adopter un code de bonnes pratiques et d’embaucher prochainement un consultant indépendant pour étudier la gouvernance interne et externe de l’organisme.

Chaque élu municipal a pu poser au moins une question aux membres de la commission lors de la rencontre devant public, mais tous n’ont pas eu les réponses qu’ils espéraient de la part de M. Baker qui s’est chargé de leur répondre.

«Au sujet des dépenses de la commission, je ne suis pas satisfait des réponses que j’ai reçues ce soir, mais je sais que c’est impossible de répondre à toutes les questions soulevées par la vérificatrice générale dans le cadre de cette réunion», a dit le conseiller Dave Maltais, de Dieppe.

«Je suis conscient que vous êtes ouverts et que nous avons développé de bonnes voies de communication ce soir», a mentionné pour sa part le conseiller Daniel Bourgeois, de Moncton, devant l’attitude des membres de la commission et les changements qu’ils ont dit vouloir faire.