Festival Western: des profits malgré quelques pépins

SAINT-QUENTIN – Le 27e Festival Western de Saint-Quentin a permis à l’organisme d’engranger un profit net de 37 000 $, d’attirer environ 65 000 festivaliers et de générer une activité économique évaluée à 3 millions $ à l’intérieur de cette communauté.

Voilà le bilan déposé mardi soir par le comité organisateur de la plus importante manifestation western des Maritimes. Quoique fier de ce succès, le président de celui-ci, Rino Perron, convient toutefois que l’édition a été passablement mouvementée.

«Cela a été une année très difficile au niveau de l’organisation. En fait, c’est l’année que nous avions planifiée le mieux et, ironiquement, c’est celle où nous avons dû faire face à le plus d’imprévus. Il a fallu se virer de bord rapidement pour que tout puisse se passer comme prévu», souligne-t-il.

Parmi ces problèmes, le comité a appris quelques jours à peine avant la tenue du festival qu’il risquait de ne pas pouvoir obtenir d’électricité sur une partie de son site moyennant la construction d’une toute nouvelle salle électrique.

«Ce fut très stressant, mais on l’a fait, car on n’avait pas vraiment le choix, il nous fallait de l’électricité. Et on a réussi à passer au travers ces petites crises sans que ça paraisse au niveau des festivaliers», ajoute-t-il.

Cela dit, ces imprévus ont passablement grugé l’encaisse de l’organisme. Bien que les finances du festival se portent toujours bien, un ajustement s’impose afin de regarnir son fonds de roulement.

«Nous ne sommes pas inquiets du tout en ce qui concerne nos finances. L’année a été bonne, n’eut été de ces imprévus. On a confiance que notre fonds de roulement va se renflouer l’an prochain sans problème», note M. Perron.

Ce faisant, le 28e risque donc d’être sensiblement à l’image du précédent, sans ajout de nouvelles activités majeures et sans grand projet d’envergure.

«On va essayer de faire la prochaine sans trop de dépenses supplémentaires et sans annuler d’activité. Si on réussit à attirer le même nombre de personnes, ça va grandement contribuer à nous aider à regagner une stabilité financière. Ça ne veut pas dire que la prochaine édition sera plate, loin de là, car elle fut extraordinaire cette année. On va travailler avec ce que l’on a, et si on ne fait que peaufiner l’accueil des touristes, la prochaine édition ne peut qu’être encore meilleure», s’empresse-t-il d’ajouter.

Bien qu’il repousse quelque peu l’expansion du festival afin que celui-ci se refasse une santé financière, M. Perron soutient que son comité a tout de même beaucoup de projets en tête pour le futur.

«On ne veut pas trop aller dans les détails pour l’instant, car rien n’est encore totalement finalisé – et que nous ne voulons pas nous faire voler l’idée par d’autres entre-temps –, mais on a deux gros projets d’infrastructures de plusieurs millions de dollars qui s’en viennent», confie le président.

Qu’à cela ne tienne, le festival compte tout de même investir quelque peu pour l’an prochain, notamment du côté des terrains de camping.

«On est obligés d’agrandir, car il y a tellement une grande demande. Nous avons en ce moment 137 sites avec services et 122 terrains sans services. Nous aimerions bien pouvoir transformer ces derniers en terrain avec services. Nous sommes également en négociations pour faire l’achat de terrains afin d’agrandir – voire de doubler – notre site de camping», dit M. Perron.

Cynthia Caron, directrice générale de l’organisme, va plus loin en ajoutant que le festival aimerait bien pouvoir faire du camping un site fonctionnel pendant toute la saison estivale.

«Ce serait pour nous une façon d’avoir un revenu supplémentaire, une entrée d’argent qui ne serait pas uniquement reliée à la semaine du festival. Ça serait également bon pour l’économie locale d’avoir quelque chose du genre pendant l’été. Ça créerait une nouvelle dynamique», souligne-t-elle.

Le comité se donne deux ans (soit jusqu’en 2014) pour réaliser cet objectif.

Virage technologique

La pertinence de l’utilisation du web comme outil de marketing du festival s’est une fois de plus fait sentir cette année. Le nombre de visiteurs du site du festival a augmenté de 25 %, comparativement à l’année précédente, ce qui fait dire à la directrice générale du festival, Cynthia Caron, qu’il faut continuer de miser sur cette ressource. À vrai dire, l’organisation travaille actuellement sur des projets à saveurs technologiques. Il est d’abord question de créer des codes QR (Quick Response). Il s’agit d’un code qui s’apparente à un code-barres qui, une fois balayé par un téléphone mobile, renvoie l’usager à un site Internet.

«On a déjà deux codes QR de réaliser, soit un pour les inscriptions au concours Miss Cowgirl Atlantique et un autre pour la billetterie», explique-t-elle.

Le festival songe également à la confection d’un site spécial pour appareils mobiles.

«Les téléphones intelligents sont en vogue, alors il faut maximiser ce potentiel. Actuellement, notre site conventionnel est un peu lourd pour le téléchargement sur les appareils mobiles, alors on réfléchit sérieusement à la possibilité de créer un site spécialement pour eux», note la directrice.