Le gouvernement pourrait ordonner des inspections obligatoires moins fréquentes

EDMUNDSTON – Le gouvernement provincial songe à modifier la fréquence de l’inspection obligatoire des véhicules à moteur.

Une courte série de trois consultations publiques s’est déroulée en octobre avec des arrêts à Miramichi, à Saint-Jean et à Edmundston. Plus de 200 personnes y ont pris part, selon les autorités gouvernementales.

Le ministre de la Sécurité publique et solliciteur général, Robert Trevors, a fait remarquer que le programme d’inspection des véhicules, en place depuis la fin des années 1960, a peu changé depuis son instauration.

La loi provinciale exige qu’une inspection de sécurité annuelle soit faite sur tout véhicule à moteur.

Il y a environ 1500 postes de vérification dans la province. Les frais de l’inspection et de l’attribution de la vignette d’attestation sont de 25 $ chez un garagiste certifié.

De ce montant, 7 $ retournent dans les coffres de la province.

Selon des statistiques datant de 2007-2008, fournies par le ministère de la Sécurité publique, on dénombre pas moins de 700 000 véhicules immatriculés au Nouveau-Brunswick. Les véhicules tout-terrains (54 000) et motocyclettes (18 000) ne sont pas assujettis à cette réglementation.

Les consultations visaient à déterminer si cette inspection annuelle des véhicules est nécessaire, si on doit en modifier la fréquence et s’il faut la rendre obligatoire pour les motocyclettes.

La porte-parole aux communications du ministère de la Sécurité publique, Sheila Lagacé, a laissé entendre que les recommandations découlant de la consultation seront publiées dans un rapport qui sortira au début de la nouvelle année. Le gouvernement décidera ensuite d’agir ou non.

Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse sont les deux provinces canadiennes qui exigent une inspection annuelle des véhicules à moteur. Au Québec, il n’y a pas d’inspection annuelle. Mais une compagnie d’assurances peut demander une inspection pour tout véhicule qui a été remisé pendant un an et plus. De plus, les forces policières du Québec peuvent aussi exiger la tenue d’une inspection lorsqu’un véhicule semble en mauvais état. Plusieurs voitures sont notamment retirées de la route lors des opérations «minounes», au printemps et à l’automne.

Au Nouveau-Brunswick, une demi-douzaine d’employés du ministère de la Sécurité publique sont assignés à vérifier l’état des véhicules sur la route.

Après inspection, si un véhicule est jugé dans un mauvais état pour circuler, les plaques et la vignette d’inspection sont immédiatement retirées. Il en revient aux propriétaires d’apporter les correctifs nécessaires avant qu’il ne puisse à nouveau circuler sur les routes.