Urgence à Caraquet : Madeleine Dubé veut un plan viable

FREDERICTON – La ministre de la Santé, Madeleine Dubé, dit qu’il ne lui revient pas de déterminer les détails de la structure qui doit être mise en place afin de permettre le retour de l’arrêt d’ambulance à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Caraquet.

Lors d’une entrevue accordée à l’Acadie Nouvelle, la ministre a déclaré qu’elle doit obtenir l’assurance que le plan qui sera mis en place garantira la viabilité à long terme de l’urgence de l’établissement.

«Je pense que le message que les gens ont reçu jusqu’à maintenant c’est qu’il y a une volonté de part et d’autre et de tous, mais lorsqu’on arrive à faire le plan concret, comment tout ceci va fonctionner, c’est là qu’il y a des défis. Et ce n’est pas Madeleine Dubé, ce n’est pas le ministère de la Santé à Fredericton qui est responsable de la façon dont la livraison des services est faite. Ça, c’est sous la responsabilité de Vitalité», a insisté la ministre.

La ministre dit souhaiter qu’un plan soit mis sur pied afin que l’urgence de Caraquet ne vive pas les problèmes qui ont entraîné sa fermeture il y a quelques années.

«Si je regarde d’abord et avant tout la raison pour laquelle il y a eu ces changements-là, c’est parce qu’il y avait justement un défi d’avoir les deux urgences ouvertes avec la situation des ressources humaines entre autres. Et c’était aussi coûteux parce qu’il fallait prendre des médecins d’ailleurs et les faire venir parce qu’on ne savait pas d’une minute à l’autre s’il allait y avoir quelqu’un à l’urgence pour recevoir les patients», a souligné Mme Dubé.

Elle a ajouté qu’une urgence ne peut pas ouvrir et fermer. Il faut qu’elle demeure ouverte.

«Donc, c’était un défi constant pour assurer un service 24 heures par jour, sept jours par semaine, dans les deux urgences de la Péninsule acadienne. C’est ce qui a mené à la décision dans le temps», a-t-elle ajouté.

«Ce que je veux c’est de m’assurer qu’on ait un service qui serait ouvert, mais qui aussi soit garanti sur le long terme. Je ne suis pas intéressée à dire "on va répondre à la population, on va y aller avec le service, on verra ce que ça donnera", et puis me réveiller dans deux ou trois mois et être obligée de faire venir des médecins de l’extérieur parce qu’on n’est pas en mesure d’offrir le service. On déstabilise deux endroits», a poursuivi la ministre.

Le député de Caraquet, Hédard Albert, a repris les propos qu’il a tenus dans notre édition de vendredi.

«Ça fait une secousse qu’ils se renvoient la balle», a-t-il répété.

«Moi, j’ai de gros points d’interrogation. On dirait que ça retarde volontairement. Je sais que dans les soins de santé, ça prend un peu de temps, parce qu’il faut trouver le personnel, etc. Mais elle peut l’annoncer demain matin. Elle a les pleins pouvoirs. Vous avez vu à l’Assemblée législative ce qui s’est passé, la ministre a les pleins pouvoirs sur les régies (de santé) elle fait ce qu’elle veut, c’est elle qui dirige, c’est elle qui prend les décisions. Et puis là, tout d’un coup, elle dit que c’est Vitalité», s’est offusqué M. Albert.

Il se demande s’il y a une réelle volonté de la part du gouvernement de rétablir l’arrêt d’ambulance à l’Hôpital de Caraquet.