La façade d’AbitibiBowater sera démolie

DALHOUSIE – Le conseil municipal de Dalhousie a décidé officiellement d’abandonner le projet de conservation de la façade de l’usine d’AbitibiBowater.

Le conseil a décidé d’emprunter cette voie, notamment en raison des coûts de restauration et d’entretien qu’entraînerait ce projet à court et à long terme.

L’idée de conserver la façade de l’ancienne usine de pâtes et papiers a germé l’an dernier, lors d’une rencontre publique organisée par la Ville pour faire ressortir des suggestions quant à l’utilisation potentielle du site de l’usine une fois celle-ci démolie. On avait alors proposé de maintenir la façade de l’usine afin de témoigner de l’important passé industriel de Dalhousie.

«Lors de cette rencontre, il y a eu plusieurs idées étalées sur la table, dont celle-ci. Nous avons donc poussé plus loin et demandé l’avis d’une firme spécialisée (Roche), car le conseil n’a pas l’expertise nécessaire pour juger s’il s’agit d’un projet faisable et viable», explique le maire de Dalhousie, Clem Tremblay.

«Il nous fallait cet avis afin de décider si nous allions entreprendre des démarches auprès de l’entrepreneur (American Iron & Metal) responsable de la démolition de l’usine, car les travaux avancent rapidement et on va bientôt s’attaquer à cette partie», ajoute-t-il.

Mais l’avis livré par la firme Roche à la Ville indique que, bien que le projet soit réalisable, il serait passablement coûteux.

«Simplement pour garder la façade comme telle, il aurait fallu que nous investissions en partant la somme de 260 000 $. À ce montant, il faut ajouter les taxes que nous aurions à payer plus l’entretien annuel de la façade. Bref, tant à court qu’à long terme, il aurait fallu que la Ville débourse de l’argent et, actuellement, nous ne sommes pas dans une situation financière pour le faire. Personnellement, si je dois investir de l’argent dans la municipalité à ce moment-ci, j’aime aussi bien le faire pour l’entretien de nos rues et trottoirs plutôt que sur une façade décorative qui serait peut-être tombée d’elle-même après quelques années», souligne le maire.

Ainsi, lundi, à la séance publique du conseil, les membres ont entériné à l’unanimité une motion visant à laisser tomber le projet et donner, par le fait même, le feu vert à la démolition de cette relique de l’ère industrielle.