Acadian Lines en lock-out

MONCTON – Le service du transporteur par autocars Acadian a été suspendu vendredi matin à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick.

Les 59 chauffeurs, mécaniciens et agents des douanes membres du syndicat uni du transport ont été mis en lock-out à la suite du dépôt d’un avis de grève.
Le transporteur interurbain a averti que certains de ses services en Nouvelle-Écosse étaient également affectés et qu’il lui était impossible d’offrir les correspondances avec le Québec.
Le service de messagerie normalement assuré par Acadian est également paralysé.
Les syndiqués ont rejeté à 88 % les dernières offres patronales.
Acadian fait partie du Groupe Orléans Express depuis 2004.
Glenn Carr, porte-parole du syndicat Amalgamated Transit Union, a indiqué que les travailleurs avaient rejeté les dernières offres de l’entreprise parce qu’il s’agissait d’«une insulte». M. Carr a ajouté que les employés, qui sont sans contrat de travail depuis près d’un an, méritent une hausse de salaire correspondant à l’augmentation du coût de la vie, et ont droit de voir leur ancienneté protégée.
«Nous ne tenons pas un pistolet contre la tempe de quiconque, a-t-il dit. Nous cherchons à obtenir une entente qui soit bonne pour les employeurs, pour l’administration, et plus que tout pour le public.»
Il a expliqué que l’entreprise avait déposé des blocs de ciment pour bloquer l’entrée de son terminus et garage de Moncton, au Nouveau-Brunswick, en plus d’embaucher des gardiens de sécurité, à un coût, indique-t-il, qui aurait pu être utilisé pour faire rentrer les employés au travail.
Mais selon le vice-président d’Acadian, Marc-André Varin, les barricades sont nécessaires pour protéger la propriété et l’équipement. Selon lui, le transporteur n’a eu d’autre choix que d’imposer un lock-out.
«Il devra y avoir des gains substantiels (pour l’entreprise), si ce n’est une convention collective signée, avant que les activités ne reprennent», a-t-il dit.
Le transporteur relie plusieurs communautés à l’intérieur du Nouveau-Brunswick et à deux liaisons quotidiennes vers et à partir de l’Île-du-Prince-Édouard.
La compagnie offre également des services en Nouvelle-Écosse, mais les travailleurs y sont représentés par un autre syndicat. M. Varin a précisé que les chauffeurs de Nouvelle-Écosse continueront de travailler dans cette province, mais ne franchiront pas la frontière avec le Nouveau-Brunswick.