Une «Miss» qui a le coeur sur la main

TRACADIE-SHEILA – À grands honneurs reviennent de grandes responsabilités.

Pour la tenante du titre Miss Teen Nouveau-Brunswick International, Victoria Lainey, cette maxime correspond à sensibiliser les jeunes à l’importance d’atteindre leur plein potentiel, et ne pas craindre de tenter sa chance.

Étudiante en éducation primaire à l’Université de Moncton, campus de Shippagan, la future enseignante a aussi à cœur le bien-être des enfants, avec la période des Fêtes qui approche.
Pour venir en aide aux enfants de familles démunies, Mme Lainey a mis sur pied le projet Sapin du sourire, à l’entreprise Stylo Presse, située au Carrefour du Moulin de Tracadie-Sheila.

Le principe consiste à prendre une enveloppe dans laquelle est identifié l’âge d’un enfant, ainsi que son sexe. Le participant n’a qu’à faire un cadeau à l’enfant, en tenant compte de ces détails, et d’une valeur qu’il fixera lui-même. Il suffit ensuite de ramener le présent à l’entreprise, après quoi il sera remis au jeune.

Les noms proviennent de l’Accueil Sainte-Famille, qui héberge des femmes et des enfants en difficulté, notamment ceux victimes de violence familiale et conjugale. Ils proviennent aussi des écoles des environs. La confidentialité est assurée, signale la jeune bénévole. La limite d’âge est de 17 ans.

Le projet n’a été lancé que le 26 novembre. Mardi, plus de 60 noms avaient déjà trouvé preneur. Au moment de la rencontrer, Victoria Lainey en avait 88 d’accumulés, et elle prévoit dépasser le chiffre de 100.

L’étudiante se dit fort heureuse de ce succès, qu’elle attribue au besoin de donner en cette période faste. Pour elle, il est important d’avoir une pensée et des gestes pour les enfants, surtout dans un monde où les différences entre les diverses classes sociales sont parfois marquantes chez les jeunes, surtout à l’adolescence.

«Les différences paraissent beaucoup, et je pense que chaque enfant a quelque chose de bon en lui. Même s’ils n’ont pas tous les moyens d’aller à l’université ou au collège, parfois, juste de petites pensées comme celle-ci, ça peut les encourager à continuer», explique la jeune femme de 18 ans forte de son titre remporté ce printemps, qui a augmenté sa confiance en elle et l’encourage à mener ce genre d’action.

Compte tenu du succès de l’entreprise, Victoria Lainey pense qu’éventuellement, le projet pourrait être étendu à d’autres endroits de la Péninsule, elle qui en souhaite la poursuite au cours des années à venir.

Les intéressés ont jusqu’au 19 décembre pour participer.