Accident de travail: des accusations portées contre Walmart

GRAND-SAULT – Diverses accusations ont été déposées par Travail sécuritaire NB à l’endroit du magasin Walmart et d’un surveillant, à la suite de l’accident de travail qui a coûté la vie à Patrick Desjardins, âgé de 17 ans, en début d’année, à Grand-Sault.

Vers 20 h 30, le 5 janvier 2011, Patrick Desjardins s’est électrocuté lorsqu’il utilisait une polisseuse, branchée dans une prise de courant de 110 volts, sur un plancher mouillé du magasin Walmart à Grand-Sault.

Comme dans tout incident mortel, Travail sécuritaire NB a amorcé une enquête pour déterminer ce qui s’est produit et pour aussi prévenir d’autres accidents semblables.

Durant son enquête, Travail sécuritaire NB a déterminé que le magasin et un surveillant n’ont pas respecté des dispositions importantes à la Loi sur l’hygiène et la sécurité au travail.
Diverses accusations selon cette loi ont été déposées à l’endroit du commerce et de l’employé en Cour provinciale, mardi matin, à Grand-Sault.

Travail sécuritaire NB allègue notamment que la compagnie Walmart a omis de protéger la santé et la sécurité des salariés en permettant l’utilisation d’une polisseuse à plancher inappropriée et d’une rallonge défectueuse dans le garage du magasin de Grand-Sault.

De plus, l’organisme reproche à l’entreprise de ne pas s’être assurée que les employés se conformaient à des exigences précises lorsqu’ils utilisaient un outil.

Travail sécuritaire NB allègue également que la compagnie ne s’est pas assurée que l’outil en question subissait des vérifications avant chaque usage pour être maintenu dans un état de bon fonctionnement.

L’organisme accuse aussi l’entreprise d’avoir omis de procéder à des inspections mensuelles du garage pour y repérer tout risque pour la santé et la sécurité des salariés.

Une accusation d’avoir négligé de s’assurer que l’équipement électrique était approprié à son usage et qu’il était entretenu conformément aux spécifications du fabricant pour permettre l’utilisation d’une rallonge dans le garage du magasin a aussi été déposée.

Travail sécuritaire NB a également déposé des accusations à l’endroit d’un surveillant qui, selon l’organisme, n’a pas satisfait aux normes prescrites pour une personne détenant un poste comme le sien.

L’organisme allègue qu’il a omis de protéger la santé et la sécurité des salariés en permettant l’utilisation d’une polisseuse à plancher inappropriée et d’une rallonge défectueuse dans le garage.

On lui reproche également d’avoir négligé d’informer les salariés des dangers relativement à l’usage d’un outil ou d’une machine, soit une polisseuse à plancher.

Au terme de son enquête, Travail sécuritaire NB a demandé au magasin Walmart de se conformer à plusieurs recommandations afin de protéger ses employés en faisant des vérifications régulières des équipements, ce qui a été respecté depuis, a-t-on fait savoir.

La compagnie est passible d’une amende maximale allant jusqu’à 250 000 $.

La famille Desjardins a intenté une poursuite contre le géant Walmart. Les deux parties ont conclu une entente hors cour cet été. Une clause de confidentialité fait en sorte qu’aucun détail ne sera dévoilé.

Accusation aussi déposée contre une entreprise de Saint-Jean

Une accusation a également été déposée par Travail sécuritaire NB à l’endroit d’une entreprise de la région de Saint-Jean, en lien avec le décès d’un jeune travailleur âgé de 25 ans en décembre 2010.

Adam Harris, de la région de Saint-Jean, était employé de la compagnie Dominion Refuse Collectors, lorsqu’il a été frappé par un gros bac à déchets qu’on chargeait à l’arrière d’un camion à ordures durant la collecte à Blacks Harbour le 2 décembre 2010.

Une accusation d’avoir omis d’assurer la formation et la supervision nécessaires pour protéger les employés a été déposée à l’endroit de la compagnie selon la Loi sur l’hygiène et la sécurité au travail.

Au terme de l’enquête, Travail sécuritaire NB a effectué diverses recommandations à la compagnie, dont notamment celles de réparer le mécanisme de verrouillage des bacs à déchets à l’arrière du camion, de former les travailleurs pour le vidage et d’élaborer un programme de formation pour les opérateurs qui doivent les charger.