Les conservateurs veulent abolir six circonscriptions

FREDERICTON – Le nombre de sièges à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick passera de 55 à 49 lors des prochaines élections qui auront lieu en 2014.

«C’est une réduction de 10 %», a expliqué le vice-premier ministre et leader parlementaire du gouvernement, Paul Robichaud, qui a déposé le projet de loi, intitulé Loi modifiant la Loi sur la délimitation des circonscriptions électorales et la représentation.

M. Robichaud estime raisonnable l’ampleur de la réduction du nombre de sièges.

«Nous allons toujours avoir une province ayant énormément de représentants par rapport à sa population. Si nous suivions la moyenne nationale… nous n’aurions que 16 sièges à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick», a souligné M. Robichaud.

Il a également fait remarquer qu’avec ses 49 sièges, le Nouveau-Brunswick demeurerait la troisième province la plus représentée par habitant à son assemblée législative, après l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador.

Le projet de loi déposé par Paul Robichaud va aussi modifier la façon dont sera déterminée la taille moyenne des circonscriptions électorales.

Cette moyenne ne sera plus établie en fonction du nombre de personnes, mais plutôt du nombre d’électeurs qui se trouveront à l’intérieur des frontières d’une circonscription.

Cela veut dire que les personnes de moins de 18 ans ne feront pas partie du calcul.

Les partis d’opposition se sont tous dits en accord avec la diminution du nombre de sièges en Chambre.

«Initialement, ma préoccupation est: d’où vont venir ces six sièges-là?», a commenté le chef de l’opposition officielle, Victor Boudreau.

Il se demande si le déplacement de la population vers le sud de la province fera perdre des sièges au nord de la province.

«Il y a aussi une marge d’erreur qui était traditionnellement de plus ou moins 10 %. On regarde aussi la possibilité de diminuer cette marge à 5 %», s’est inquiété M. Boudreau qui dit craindre que les régions rurales ne se retrouvent représentées par d’immenses circonscriptions.

De son côté, le chef du Nouveau Parti démocratique, Dominic Cardy, rappelle que sa formation politique préconise depuis longtemps une réduction du nombre de sièges à l’Assemblée législative.

«En tant qu’opposition constructive, nous sommes satisfaits de cette réduction parce qu’elle est un geste concret du gouvernement dans ce dossier. Malgré que nous ayons demandé une réduction plus importante du nombre d’élus dans la province, ainsi que l’adoption de la représentation proportionnelle, la réforme annoncée par le gouvernement nous apparaît sensée», a déclaré le chef néo-démocrate.

Par contre, le leader de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, trouve la réduction annoncée trop timide.