Affaire Henk Tepper: pas si simple que cela, réplique Ottawa

OTTAWA – La ministre d’État des Affaires étrangères, Diane Ablonczy, soutient que le gouvernement du Liban exige plus qu’une simple lettre d’Ottawa pour permettre le retour au pays du producteur de pommes de terre Henk Tepper;détenu au Liban depuis plus de 260 jours.

Henk Tepper est détenu au Liban depuis le 23 mars. Il a été arrêté dans ce pays à la suite d’un mandat international lancé par Interpol, en Algérie, alors qu’il participait à une mission commerciale comme délégué du Nouveau-Brunswick.

Il est accusé par l’Algérie d’y avoir exporté une cargaison de pommes de terre n’étant pas bonnes à la consommation en 2007 et d’avoir falsifié des documents. Aucune accusation n’a officiellement été déposée contre lui depuis son arrestation.

Mardi, la sénatrice libérale Pierrette Ringuette a visité M. Tepper. Elle dit aussi avoir discuté avec le ministre libanais de la Justice, Chakib Qortbawi. Selon elle, le Canada n’aurait qu’à faire une demande pour que l’agriculteur néo-brunswickois soit libéré.

Mercredi, la sénatrice Ringuette a laissé entendre que le gouvernement libanais a même envoyé un exemple de lettre et que le Canada n’avait qu’à la signer et la retourner.

Elle a ajouté que toute requête d’Ottawa aurait préséance sur toute autre demande d’un autre État de gouvernement. Elle faisait allusion au fait que l’Algérie pourrait aussi réclamer l’extradition de M. Tepper.

Questionnée à la Chambre des communes mercredi, la ministre Ablonczy a indiqué que le gouvernement libanais était plus exigeant que ce que l’a laissé entendre la sénatrice Ringuette. Elle a mentionné que le pays doit suivre ses obligations internationales lorsqu’il reçoit une demande d’extradition. Les démarches se poursuivent, a-t-elle poursuivi.

Mercredi, le néo-démocrate Yvon Godin a aussi questionné la ministre Ablonczy sur la lenteur à agir dans ce dossier.

Le dossier des faillites des entreprises de M. Tepper sera de nouveau entendu, le vendredi 16 décembre, à Edmundston. La Cour du Banc de la Reine a accepté de prolonger le délai de protection jusqu’à cette date.