Épidémie de vols de VTT au N.-B.

SAINT-ANTOINE – Propriétaires de véhicule tout-terrain, surveillez bien votre jouet préféré.

Environ 60 VTT auraient été volés dans le sud-est de la province depuis juin, dont 30 dans les régions de Sainte-Marie, de Sainte-Antoine et de Cocagne.

Plus de 20 autres vols ont été signalés dans les régions de Shédiac, de Cap-Pelé et de Memramcook. On a également signalé des vols dans la grande région de Moncton et les régions voisines.

«Plusieurs vols se font dans des garages ou des remises. Il faut être vigilant, a signalé le sergent Jeff Johnston, qui conseille aux propriétaires de bien éclairer leur cour. Assurez-vous que vos portes soient bien verrouillées. Si c’est possible, barrez votre VTT avec des chaînes et des cadenas.»

La GRC demande au public de rapporter toute activité suspecte. Plusieurs crimes ont été commis durant la semaine, tard le soir ou tôt le matin.

«Je ne pense pas que tu puisses écrire tout ce que j’ai à te dire», a raconté Luc Comeau, une victime très frustrée par la tournure des événements.

Le jeune homme de Saint-Antoine a été cambriolé dans la nuit du 13 décembre.

«Tu ne crois jamais que cela va t’arriver. Mon oncle riait de moi et une semaine après, son VTT a également été volé», a-t-il mentionné.
Le président du Club de VTT United, Roger Mazerolle, est également sans véhicule récréatif depuis une dizaine de jours. Il était dans tous ses états lorsqu’il a remarqué la disparition de son véhicule.

«J’étais fâché et bien déçu. Je ne prends pas les affaires des autres et je m’attends à ce qu’on ne touche pas aux miennes. Les voleurs étaient très bien équipés. Ça prend des gens qui n’ont pas de cœur au ventre pour faire une telle chose», a commenté le président, qui habite aussi à Saint-Antoine.

Roger Mazerolle se dit satisfait de la collaboration de la GRC, même si ce service policier souffre d’un manque de personnel.

«Gardez un œil ouvert. Des petits indices peuvent aider la GRC à résoudre ces crimes», croit-il.

Luc Comeau, qui ne s’attend pas de revoir son jouet de marque Artic Cat, aimerait quand même que les policiers bougent plus vite dans cette affaire.

«Moins de deux heures après le crime, les voleurs auront démonté le VTT et il y a des pièces qui sont probablement rendues en Afrique, au Québec et ailleurs», a laissé tomber le jeune homme.

Si jamais il décidait de se procurer un autre VTT, une surprise pourrait attendre les malfaiteurs.

«Je vais installer un gros piège à ours à la porte de mon garage», a-t-il avancé.

Les citoyens ayant de l’information au sujet de ces vols peuvent joindre la GRC ou Échec au crime (1 800 222-TIPS).