L’école joue un grand rôle pour aider les élèves atteints du TDAH

NDLR: L’Acadie Nouvelle présente aujourd’hui la suite de son grand dossier sur le trouble d’attention avec ou sans hyperactivité, communément appelé TDAH. Accessible sur toute nos plateformes, ce dossier présente des entrevues en profondeur avec des sommités dans le domaine et avec des personnes concernées. Notre objectif? Répondre aux questionnements des parents et du public en général.

FREDERICTON – La directrice de l’École des Bâtisseurs de Fredericton, Tanya Roy, affirme que le TDAH est un phénomène qu’elle côtoie quotidiennement.

«Nous avons la responsabilité d’amener l’élève à apprendre à son plein potentiel. Alors s’il a un trouble d’attention, habituellement on élabore un plan avec des stratégies gagnantes pour l’élève et l’enseignante doit le mettre en exécution», indique-t-elle.

Malgré tout, le soutient que l’école peut offrir à l’élève pour l’aider à atteindre son plein potentiel, il y a des cas d’une grande complexité. Et les facteurs qui influencent le comportement et les résultats scolaires d’un élève sont parfois multiples.

«On a des élèves qui ont plus qu’un trouble. On a des élèves qui ont des troubles d’apprentissage, mais avec un trouble d’attention, et on a des élèves qui ont seulement le trouble d’attention. Il y a aussi des élèves qui ont un trouble orthographique. Ces élèves-là peuvent avoir ou ne pas avoir le trouble d’attention. Et il y a différents niveaux de troubles d’attention. Il y en a chez qui c’est beaucoup plus sévère que d’autres», explique la directrice de l’école des Bâtisseurs.

Cela rend la tâche des éducateurs et éducatrices particulièrement complexe.

Il y a des élèves qui ont des troubles qui n’ont pas été identifiés et d’autres pour lesquels on s’interroge à propos du diagnostic qui a été fait.

«Je trouve difficile de mettre le doigt là-dessus parce que l’élève peut être simplement tanné ou ailleurs dans ses idées ou préoccupé s’il y a quelque chose qui ne va pas à la maison. S’il vit des choses difficiles, il peut avoir l’air d’un enfant qui peut avoir un trouble d’attention», fait-elle remarquer.

Tanya Roy rappelle qu’il fut un temps où des médicaments étaient donnés «presque à l’aveuglette». Elle voyait des enfants arriver à l’école avec des médicaments, alors que les éducatrices n’avaient pas été sollicitées pour livrer le fruit de leurs observations.

Elle croit toutefois que cette tendance s’est résorbée depuis.

Elle constate que les parents sont plus prudents et que les professionnels de la santé font davantage appel aux éducatrices et aux éducateurs, ce qui en fin de compte permet de placer le bien-être de l’élève au centre des préoccupations de tous ceux et celles qui sont appelés à intervenir.