Moncton: trois plaques historiques volées sont retrouvées

MONCTON – Des malfrats dépouillent le Grand Moncton de son histoire en subtilisant des plaques commémoratives d’édifices et de monument de la région afin de profiter des prix à la hausse des métaux comme le cuivre et le bronze.

Grâce à des citoyens soucieux, la GRC a retrouvé trois plaques volées. La semaine dernière, une plaque métallique dérobée au parc Victoria a été retournée à la police et, grâce à un appel anonyme, la GRC a retrouvé deux plaques abandonnées dans un boisé de la région de Notre-Dame.

La première plaque avait été dérobée en novembre 2011 au Temple libre, sur le chemin Mountain. La deuxième était installée sur la propriété des Religieuses du Sacré-Coeur, mais son vol n’avait jamais été signalé.

Des plaques ont également été volées au parc du Centenaire, à Moncton, et sur un monument non loin du Château Moncton.

Le monument de l’Odyssée acadienne, qui commémore le Grand Dérangement à Dieppe, a également été dépouillé d’une de ses plaques de bronze sur laquelle le récit des Acadiens de la région est raconté en anglais.

Un monument comme celui de l’Odyssée acadienne a une valeur d’environ 50 000 $. Il va sans dire que le prix d’une de ses plaques de bronze est assez élevé. D’ailleurs, la croix de ce même monument avait aussi été volée pour finalement et récemment être retrouvée presque un an plus tard. Elle avait toutefois déjà été remplacée lors d’une cérémonie en juillet 2011.

Quatre plaques commémoratives ont aussi été dérobées en juillet 2011 dans des parcs du comté de Kent et n’ont pas, jusqu’à ce jour, été retrouvées.

Dans le parc Kenney, à Rexton, une plaque en la mémoire du Dr William Kenney a été subtilisée. Aussi à Rexton, trois plaques ont été volées dans le parc McNarin. Un cadran solaire a été démantelé et son support dérobé au parc Irving de Bouctouche.

À la GRC, on croit que les voleurs tentent de faire quelques dollars avec ce qu’ils ont dérobé en revendant les métaux précieux qui ornent les monuments historiques comme le cuivre et le bronze à des ferrailles.

«On pense que les gens les volent pour les revendre à la ferraille. Étant donné qu’il s’agit d’une plaque historique, dans bien des cas, il peut être très difficile pour les voleurs de revendre ces objets à des marchants de bonne réputation», explique le gendarme Damien Thériault.

Selon Tri Province, qui possède un parc à ferraille dans la région de Moncton, le prix à la livre offert pour le bonze est de 1,70 $ alors que pour le cuivre, il varie entre 2,60 $ et 2,50 $.

Les parcs à ferraille n’accepteraient toutefois pas d’acheter ce genre de plaques selon la gendarme Chantal Farrah, puisqu’elles sont facilement reconnaissables. C’est pourquoi, entre autres, qu’elles sont souvent abonnées.

– Plus de détails à venir