U de M: Marie Josée Berger défend son bilan

MONCTON – Marie Josée Berger réfute les accusations de ceux qui lui ont décerné le prix de l’administratrice la plus «impitoyable» de l’Université d’Ottawa. La doyenne de la Faculté d’Éducation de l’établissement ontarien est l’une des deux candidats toujours en liste pour le poste de recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton.

L’an dernier, Marie Josée Berger a eu maille à partir avec le Centre de recours étudiant de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa qui a cru bon de lui remettre le Prix du bras de fer pour son manque de respect allégué envers certains de ses étudiants et de ses professeurs.

L’universitaire de carrière était attendue de pied ferme lundi à l’Université de Moncton à l’occasion d’une consultation publique faisant partie du processus de sélection du prochain recteur.

Dès la première question posée par le public, il a été question du passé de Mme Berger à l’Université d’Ottawa.

«J’ai pris note du prix qui m’avait été attribué par (le centre de recours étudiant) l’année dernière. Malgré le respect que je leur dois, c’est leur interprétation», a indiqué la candidate invoquant son devoir professionnel et la nature confidentielle de certains aspects de ce dossier.

«Dans toutes histoires, il y a deux côtés à la médaille, sauf que moi malheureusement je ne peux pas vous raconter l’autre côté de la médaille», a ajouté Marie Josée Berger lors d’un entretien avec les médias après la rencontre publique.

Durant son passage devant la communauté universitaire de l’U de M, Mme Berger s’est portée garante à plusieurs reprises de ce qu’auraient à dire à son sujet les associations étudiantes et les professeurs de sa Faculté.

Le président de la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton, Ghislain LeBlanc, a décidé de la prendre au mot.

«Nous allons consulter à nouveau les étudiants à l’Université d’Ottawa pour voir quelles sont les réponses que nous allons recevoir», a annoncé M. LeBlanc.

«Il y a deux côtés à toutes histoires, mais le simple fait que ces allégations existent et que sur une douzaine de doyennes à l’Université d’Ottawa elle fut identifiée comme la pire, c’est inquiétant. Étant donné l’absence d’un peu plus de détails au sujet de ces allégations, nous sommes toujours inquiets», a-t-il rappelé.

Un autre démêlé entre Marie Josée Berger et des membres de la Faculté d’éducation de son université a refait surface hier grâce au journal Le Front.

L’hebdomadaire des étudiants de l’U de M a mis la main sur un article du Ottawa Citizen dans lequel il est question d’une poursuite judiciaire intentée par Mme Berger et deux de ses collègues contre des professeurs de sa Faculté et le journal étudiant de l’Université d’Ottawa.

La Rotonde aurait publié en 2005 une lettre anonyme contenant des propos diffamatoires à l’endroit de Mme Berger et de ses deux vices doyens.

La missive prétendument écrite par un groupe de professeurs de la Faculté d’éducation aurait peint un portrait très peu flatteur des trois administrateurs et de la façon dont ceux-ci effectuaient leur travail.

On ne connaît pas l’aboutissement de la poursuite.