Jour de grand retour à la polyvalente Roland-Pépin

CAMPBELLTON – Fermée depuis octobre 2010 à la suite de la découverte de vices de structures majeurs, la polyvalente Roland-Pépin de Campbellton a ouvert ses portes mercredi à ses premiers élèves.

L’attente aura été longue, mais en aura valu la peine. Un an et demi après avoir été condamnée, la polyvalente Roland-Pépin a finalement reçu le feu vert pour rapatrier ses élèves. Une première portion a pris possession des lieux mercredi.

«Aujourd’hui est une journée historique et vous en faites partie. Car ce n’est pas souvent qu’une province doit fermer une polyvalente en plein milieu d’année scolaire et en déménager les élèves. Et vous, vous avez le privilège d’être les premiers élèves à y revenir depuis la fin des travaux de réparation et de modernisation», a lancé aux élèves en guise de bienvenue le directeur de la polyvalente, Gilles Lurette.

La grande ouverture devait initialement avoir lieu mardi. Cependant, la météo a joué un mauvais tour à la direction et aux élèves.

«J’ai même eu des commentaires d’élèves qui étaient déçus de ne pas avoir pu venir à l’école hier. C’est plutôt rare d’entendre ce genre de commentaires», souligne à la blague le directeur.

Réparée et rénovée en profondeur, la «nouvelle» Roland-Pépin propose un look beaucoup plus moderne et coloré.

Parmi les innovations, notons une aire de rassemblement (cafétéria/carrefour) plus spacieuse, un îlot électronique, de nouveaux casiers, un hall d’entrée ouvert, une bibliothèque complètement réaménagée, un nouvel ascenseur ainsi qu’une rampe pour personnes à mobilité réduite.

Il est également question d’ajouts de places de stationnement, d’installation d’un système de gicleurs (complètement absent auparavant), de nouveaux planchers (y compris celui du gymnase), d’améliorations apportées au système électrique, d’un revêtement extérieur neuf pour le Théâtre Restigouche…  Bref, la liste des projets est longue.

«Ce que les architectes ont fait ici, c’est non seulement de rendre notre établissement conforme aux normes actuelles du bâtiment, mais aussi de le rendre plus beau et intéressant pour les jeunes», indique-t-il.

Directeur depuis 12 ans, celui-ci réclamait depuis presque autant de temps un projet de modernisation pour son école vieille de 42 ans.

«Et c’est tout un facelift auquel nous avons eu droit. C’est dommage que ça ait pris des problèmes de structure aussi graves pour nous permettre d’aller chercher le financement nécessaire. Reste que c’est aujourd’hui un rêve qui se réalise pour beaucoup de personnes du professionnel, moi le premier», indique-t-il.

Le projet de réparation et de modernisation aura coûté plus de 8 millions $. Une somme considérable certes, mais qui, selon M. Lurette, revêt une importance capitale.

«Pour moi, c’est de l’argent bien investi. La grande communauté francophone du Restigouche-Centre mérite d’avoir une école secondaire comme celle que nous avons maintenant. C’est nécessaire pour les jeunes, mais aussi pour permettre à notre communauté de grandir. L’éducation n’a pas de prix», dit-il.

Mais s’il est surtout question de la modernisation, il ne faut pas oublier qu’au départ, le déménagement a été causé par un problème de structure. Celui-ci a été réglé à coup de tonnes d’acier et de béton.

«C’est invisible à l’œil nu, mais c’était surtout ça qui pressait», souligne M. Lurette.