Aréna de Dalhousie: le hockey mineur en a marre

DALHOUSIE – Plusieurs membres du conseil d’administration de l’Association du hockey mineur de Dalhousie en ont carrément par-dessus la tête de la querelle qui oppose les communautés de Dalhousie et de Balmoral en ce qui concerne le partage des coûts du Palais des glaces Inch Arran.

Ils se sentent pris entre l’arbre et l’écorce dans toute cette situation. C’est du moins l’opinion de Jacques Boissonnault, vice-président de l’organisme.

«Peu importe les décisions que l’on prend, on se fait tomber dans la face», explique-t-il.

«C’est vraiment stressant pour nous, et plusieurs songent sérieusement à quitter l’organisation. On a hérité de ce problème et maintenant, c’est nous qui devons prendre des décisions difficiles», dit-il.

L’exemple le plus récent fait écho à la décision de la Ville de Dalhousie d’annuler les parties et les entraînements si jamais de jeunes joueurs de Balmoral n’ayant pas acquitté leurs frais aux usagers de 500 $ se pointent sur la patinoire.

Si la pratique ou la partie est annulée, c’est automatiquement l’ensemble de l’équipe qui est pénalisé, soit également les jeunes des communautés qui ont accepté de participer au partage des coûts ainsi que les jeunes de Balmoral dont les parents ont déboursé la fameuse surtaxe de 500 $.

Par souci d’équité, le conseil d’administration a discuté de la possibilité de rendre la participation obligatoire aux entraînements au Palais des glaces pour pouvoir prendre part aux parties tant locales qu’extérieures, ce qui exclurait du coup ceux qui n’ont pas réglé leur facture.

«Je comprends que les parents de Balmoral trouvent la situation injuste, mais est-ce que l’on doit punir tous les joueurs pour autant?», questionne M. Boissonnault.

«Je sais que pour certains parents, ça représente des montants énormes. Mais en même temps, il faut être juste envers la majorité qui a décidé de participer (au partage des coûts). Les localités de Charlo, d’Eel River Bar et d’Eel River Crossing ont accepté de payer pour que leurs jeunes puissent jouer à l’aréna de Dalhousie. Ce ne serait pas juste pour eux qu’on déménage les parties et les pratiques à Belledune ou à Saint-Arthur. Sinon à quoi bon avoir payé?», lance-t-il, indiquant, par contre, qu’aucune décision formelle n’a toutefois encore été arrêtée.

Bref, d’un côté, les parents de Balmoral ne sont pas contents d’avoir reçu une facture salée de la part de Dalhousie et, de l’autre, les parents et citoyens des communautés environnantes sont également en colère puisqu’ils estiment qu’aucun passe-droit ne devrait être donné aux gens de Balmoral, cette communauté ayant clairement tranché la question en décidant de ne pas participer au financement du Palais des glaces Inch Arran.

«On comprend très bien la position du Village de Balmoral, de Dalhousie et des parents. Tout le monde a de très bons arguments. La réalité, c’est qu’il s’agit d’un enjeu politique. De notre côté, pour être honnêtes, on ne sait plus quoi faire. On a de la difficulté à voir la lumière au bout du tunnel. On est montrés du doigt, mais nous ne sommes que bénévoles, on n’a pas à subir ça», indique M. Boissonnault, visiblement irrité par la tournure des événements.

Points positifs, la saison de hockey tire à sa fin et les discussions vont bon train envers la création, l’an prochain, d’une seule et grande association qui engloberait le Restigouche-Est et le Restigouche-Centre.