La mine Brunswick doit fermer en mars 2013

BATHURST – La fermeture de la mine Brunswick est prévue pour la fin mars 2013, a appris l’Acadie Nouvelle.

Prudents, les dirigeants de la mine Brunswick, propriété de Xstrata Zinc, disent toutefois que le mois de mars n’est pas coulé dans le béton, parce que certains facteurs pourraient devancer sa fermeture. Cependant, selon leur engagement envers leurs employés et la communauté – de communiquer une date définitive un an avant la fermeture – ils s’attendent à faire une annonce officielle dans six semaines, soit à la fin mars.

«Pour ce que nous savons aujourd’hui, nous allons finir à la fin mars 2013, mais nous avons engagé une troisième partie pour faire des audits sur nos livres et valider ce que nous avons trouvé (réserves) dans la mine. Nous disons aux employés que fin mars 2012, ils devraient avoir leur avis de 12 mois, mais rien n’est écrit en pierre pour l’instant. Nous avions toujours dit que nous allions parler à nos employés en premier et c’est que nous faisons maintenant», a déclaré James Cormier, porte-parole de la mine Brunswick.

Même s’ils savent depuis un bon moment que leur employeur va cesser ses opérations, les employés, surtout ceux qui ne sont pas à l’âge de la retraite, demeurent inquiets face à leur avenir dans la région.

«La direction nous a dit qu’elle va donner les notifications à la fin mars 2012 et que c’est en mars 2013 que la fermeture est prévu. Il y en a beaucoup qui vont sortir avec des pensions. D’autres qui ne savent pas ce qu’ils vont faire par la suite, donc il règne une certaine incertitude. Vont-ils faire des va-et-vient dans d’autres provinces pour travailler? Vont-ils déménager dans un autre pays?», se demande Euclide Haché, le président du syndicat de la mine Brunswick.

La fermeture de la mine a été annoncée à quelques reprises au cours des dernières années, mais elle a été repoussée maintes fois, car il restait assez de minerai pour l’extension de ses activités.

Sachant que les opérations minières de la mine Brunswick vont s’achever un jour, des entreprises qui dépendaient uniquement d’elles ont diversifié leurs activités.

«Nous avons beaucoup travaillé dans les dernières années avec les entreprises qui dépendaient ou qui dépendent encore de la mine Brunswick. Nous les appuyons dans différents efforts pour les rendre plus concurrentiels, pour les aider à développer de nouveaux produits et de nouveaux marchés», a expliqué Donald Hammond, le directeur général d’Entreprise Chaleur.

«Même si la mine Brunswick est un employeur d’importance pour la région Chaleur, depuis les 10 dernières années, la dépendance des entreprises vis-à-vis celle-ci a diminué. Notre travail avec les entreprises dans la prochaine année est de minimiser le plus possible cet impact (de la fermeture) en 2013, et cet impact devrait être moindre que si elle avait fermé il y a 10 ans. Mais il va y avoir un impact, c’est certain», a ajouté M. Hammond.

D’un autre côté, des compagnies minières d’ailleurs veulent profiter de cette occasion pour recruter quelques uns des 900 employés de la Brunswick, comme Redpath, dont des représentants étaient dans la région de Bathurst lundi et seront à Miramichi, mercredi. La compagnie canadienne Redpath opère des mines en Ontario et au Québec et sur quatre autres continents.