Caisse populaire: aucun espoir à Bertrand, Maisonnette et Saint-Simon

CARAQUET – La décision est sans équivoque: la Caisse populaire Acadie, dont le siège social est à Caraquet, fermera ses centres de services de Bertrand, de Maisonnette et de Saint-Simon, le 27 avril.

Une décision que le conseil d’administration de la caisse n’a pas prise à la légère, selon le conseiller en communications et relations publiques de la Fédération des caisses populaires acadiennes, Mario Griffin.

Dans une lettre envoyée aux membres et datée du 16 février, la Caisse populaire Acadie, par le biais de son président, Albert Lagacé, explique que divers facteurs ont contribué à la décision de fermer ses trois centres de services de Bertrand, de Maisonnette et de Saint-Simon.

Le président cite entre autres la baisse de l’achalandage, la faible rentabilité des points de services et leur efficacité sur le plan opérationnel.

Mario Griffin admet qu’une vingtaine de centres de services à travers la province, incluant les trois qui fermeront leurs portes prochainement, sont confrontés aux mêmes défis. Le porte-parole n’exclut donc pas le fait que les conseils d’administration d’autres caisses populaires pourraient prendre le même genre de décision.

Il assure toutefois que le processus sera fait de manière transparente et que les membres seront rapidement tenus au courant de la réflexion entourant la décision. Dans le cas de Bertrand, de Maisonnette et de Saint-Simon, des rencontres sont prévues respectivement les 27, 28 et 29 février.

«Dans le cas des regroupements de caisses, il faut aller devant les membres pour que ceux-ci puissent voter, car cela implique l’élection de nouveaux conseils d’administration. En ce qui concerne les opérations des caisses, ce sont les conseils d’administration élus par les membres qui représentent leurs intérêts. Leur responsabilité est de gérer l’avoir de leurs membres et de s’assurer que leurs caisses fonctionnent efficacement. Le vote des membres n’est donc pas requis. Par contre, les dirigeants se doivent d’être totalement transparents quant à leurs prises de décisions», précise Mario Griffin.

La fermeture des centres de services ne devrait pas entraîner de réduction du personnel. C’est du moins l’objectif souhaité, signale Mario Griffin, affirmant que les travailleurs devraient être redéployés dans les autres caisses.

«Nous avons toujours favorisé une approche humaine envers nos employés. Il y a fort à parier que nous allons muter des employés dans d’autres centres de services plus achalandés. Il faut également souligner que depuis les dernières années, les conseils d’administration gèrent de façon très serrée l’embauche de nouveaux employés, en capitalisant entre autres sur l’attrition de postes, plutôt que des licenciements purement et simplement», assure Mario Griffin.