Un Acadien récompensé aux Academy Awards

TÉTAGOUCHE-NORD – Ian Godin, qui réside en Californie, mais autrefois des régions Péninsule acadienne et Chaleur, a remporté un Academy Award dans le domaine de la recherche pour le développement d’une technologie pour des images de haute qualité dans l’industrie cinématographique.

Deux semaines avant la remise des oscars s’est tenu, à Beverly Hills, le gala annuel regroupant les individus et groupes qui se sont démarqués durant la dernière année grâce à leurs réalisations scientifiques et techniques.

L’équipe de Ian Godin, composée du directeur John Lowry, Ian Cavén, Kimball Thurston et Tim Connolly, a été récompensée pour le développement d’un système «unique et efficace» de réduction du bruit et autres imperfections, fournissant ainsi «des images haute qualité requises par le processus de réalisation».

Mais leur succès a été assombri par la mort soudaine de John Lowry, trois semaines avant l’événement.

Ces chercheurs s’appliquent à restaurer les films, que ce soit pour éliminer la poussière sur les images, enlever le bruit des images et les égratignures.

«Nous avons été surpris d’obtenir cette récompense, mais c’est tout un honneur. C’est un peu différent des Oscars, car en arrivant au gala, nous savions déjà que nous avions gagné», a relaté Ian Godin à l’Acadie Nouvelle.

«Nous avons développé une technique pour restaurer les films. Nous avons nettoyé beaucoup de vieux films, comme Sunset Boulevard. Nous avons restauré tous les films récents de Disney, comme Bambi, Cendrillon. Sur les cinq personnes de notre équipe, trois sont canadiennes, soit moi, John qui était de Toronto et l’autre Ian (Cavén) de Vancouver.»

D’ailleurs, sur les 29 gagnants de ce gala, neuf étaient Canadiens.
Ian Godin vit depuis 15 ans en Californie. Il a grandi à Paquetville, dans la Péninsule acadienne, a fréquenté par la suite la Bathurst High School avant de faire son entrée à l’Université de Dalhousie en Nouvelle-Écosse. C’est là qu’il a eu la piqûre pour la carrière qu’il exerce actuellement.

«Pendant mon bac en sciences informatiques, au programme coop, j’ai travaillé pour une compagnie Pixel Motion à Halifax. On travaillait surtout sur les effets spéciaux des émissions de télévision. À travers ça, j’ai connu un Américain. Grâce à lui, j’ai obtenu une job en Californie. J’ai travaillé sur des logiciels d’effets spéciaux pour les films. Par la suite, lorsque cette compagnie a été vendue, je suis allé travailler avec John Lowry», raconte Ian.

Il envisage de retourner au Canada dans quelques années pour se rapprocher de ses racines, tout en restant dans le domaine cinématographique.

«J’aimerais être plus proche de ma famille, car j’ai maintenant un petit garçon. Nous choisirons entre Montréal ou Toronto. Il y a des productions de films à Vancouver, mais c’est encore loin de la région de Bathurst. La température est très belle en Californie, mais la famille nous manque», dit-il.

Comme il est en congé chez ses parents à Tétagouche-Nord ces jours-ci, il chérit le temps passé avec ses proches en attendant que son projet de revenir en terre canadienne se concrétise.