L’aquaculture se porte bien au Nouveau-Brunswick

FREDERICTON – Le Conseil économique des provinces de l’Atlantique (CÉPA) confirme que le Nouveau-Brunswick demeure le chef de file dans le domaine de l’aquaculture dans la région.

Dans un rapport qu’il vient de publier, le CÉPA indique que la production de la province atteignait une valeur de près de 170 millions $ en 2010 comparativement à celle de Terre-Neuve-et-Labrador qui représentait 116 millions $ la même année.

La Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard suivaient loin derrière.

Toutefois, l’industrie aquacole du Nouveau-Brunswick a connu de grands bouleversements après avoir connu une année de production record de 230 millions $ en 2005.

L’introduction d’un système de gestion de la baie de Fundy, en 2006, a permis de mieux contrôler la santé des saumons qui y sont cultivés, mais l’industrie n’a pas encore retrouvé sa vigueur de l’époque.

Patrick Brannon, analyste au CÉPA, explique cependant qu’il y a un intéressant potentiel d’expansion pour ce secteur économique.

«L’aquaculture est la source de production alimentaire ayant la plus forte croissance dans le monde et le Canada atlantique profite de la croissance rapide de cette industrie», souligne M. Brannon.

La production des provinces de l’Atlantique est principalement destinée à l’exportation et c’est sur le marché américain qu’elle compte ses principaux clients.

Mais l’analyste souligne que l’aquaculture demeure une industrie de petite taille si on la compare aux secteurs traditionnels du bois et des ressources minières au Nouveau-Brunswick.

«Elle demeure toutefois très importante pour la vitalité des communautés rurales côtières de la province», précise M. Brannon.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches, Mike Olscamp partage cet avis.

«La production aquacole au Nouveau-Brunswick représente environ 21 % de la production totale du pays», fait-il remarquer.

Il ajoute que cette industrie est responsable de plus de 2000 emplois directs et indirects.

C’est dans le comté de Charlotte, le long de la baie de Fundy que la production aquacole est la plus importante. Il s’agit principalement de salmoniculture.

Toutefois, le long de la côte est du Nouveau-Brunswick, on trouve une intéressante industrie conchylicole qui se spécialise plus particulièrement dans la production d’huîtres.

Le Conseil économique des provinces de l’Atlantique note que, pour poursuivre sa croissance, l’industrie aquacole doit continuer à s’adapter pour demeurer compétitive.

Pour cette raison, la recherche est un élément vital pour le développement de cette industrie.

En ce moment, il existe un laboratoire du ministère fédéral des Pêches et Océans à St Andrews.

La province peut aussi compter sur l’Institut de recherche sur les zones côtières, une institution privée, à but non lucratif, affiliée à l’Université de Moncton, campus de Shippagan.