Shippagan: la réouverture de Pêcheries FN est peu probable

SHIPPAGAN – Les chances de réouverture de l’usine Pêcheries FN sont maintenant bien minces.

Environ 60 employés inquiets du sort de l’usine Pêcheries FN sont venus rencontrer la direction lundi matin pour savoir si l’usine rouvrira ses portes, et s’ils recevront leur dernière paye.

L’usine a fermé prématurément ses portes au cours de la troisième semaine de septembre 2011, laissant 250 employés et quelque 35 pêcheurs côtiers sans rémunération pour la dernière semaine de travail et les derniers débarquements de hareng.

Les employés se sont d’abord heurtés à des portes closes, alors que le directeur Robert Gaudet se dirigeait vers Moncton. Il a ensuite rebroussé chemin pour rencontrer quelques membres de l’exécutif syndical de l’entreprise. À sa sortie, le directeur Gaudet a toutefois filé en vitesse, esquivant les médias et surtout les travailleurs qui l’ont assailli de questions.

Le porte-parole syndical, Armel Chiasson, est par la suite sorti avec des nouvelles bien peu réjouissantes, selon lesquelles les chances de réouverture de l’usine sont maintenant bien minces, d’après sa compréhension des événements.

«Ce que vous devriez entendre, je vais vous le dire. Le pourcentage de chance que l’usine rouvre est très faible, peut-être 1 %. Je vous conseille de regarder ailleurs pour des emplois», a déclaré M. Chiasson à ses collègues.

Environ 250 employés attendent toujours leur dernière semaine de paie pour la saison 2011. Certains n’ont pas été payés pour les deux dernières semaines. Une somme estimée à 226 000 $. M. Chiasson dit attendre des nouvelles de Robert Gaudet, qui se serait déplacé à Moncton pour vérifier s’il est possible de régler le dossier.

Puisqu’il s’est passé plus de six mois depuis la fermeture de l’usine, Armel Chiasson dit cependant craindre que les employés ne puissent bénéficier du programme de protection des salariés.

Le représentant des travailleurs ne se fait plus d’illusions sur les possibilités de vente de l’usine, à quelques semaines de l’ouverture de la pêche au crabe. Il y a déjà belle lurette que des travailleurs seraient à l’oeuvre pour préparer installations et équipements si elle devait rependre ses activités.

Un intervenant nommé Alan Alderson est survenu à l’automne 2011 avec comme projet de reprendre l’usine, en demandant aux employés s’ils seraient prêts à travailler huit mois par année pour assurer une plus grande production, se souvient Armel Chiasson.

Plus de six mois plus tard, rien n’est visiblement conclu, malgré les signes parfois encourageants. Quant à la situation de l’entreprise, M. Chiasson affirme s’être fait dire par la direction qu’elle était en faillite à un moment, et que ce n’était pas le cas à un autre moment, nous a-t-il relaté.