Grand Moncton: grève du transport en commun dès mardi?

MONCTON – Une grève du transport en commun pend toujours au bout du nez des usagers de Moncton, de Dieppe et de Riverview. Un arrêt de travail chez Codiac Transpo pourrait être déclenché dès mardi.

Les chauffeurs, les mécaniciens et les préposés au service d’entretien des véhicules du service de transport en commun du Grand Moncton se sont rencontrés dimanche après-midi afin d’étudier la plus récente offre de leur employeur.

Selon CBC, le président du syndicat, George Turple, devait recommander à ses membres de rejeter l’offre de la Ville de Moncton. M. Turple n’a pas retourné nos appels.

Le résultat du vote n’avait pas encore été dévoilé au moment de mettre sous presse. Si une majorité de travailleurs ont jugé insuffisant le contrat de travail proposé par la municipalité, les autobus de Codiac Transpo pourraient demeurer indéfiniment dans leur garage dès demain.

Les négociations entre la Ville de Moncton et ses syndiqués du transport en commun ont été rompues tard dans la nuit de samedi à dimanche.

Les deux partis avaient consenti à participer à une ultime ronde de discussions ce week-end malgré le refus de la ministre du Travail, Martine Coulombe, de nommer une commission de conciliation après le constat d’échec du conciliateur provincial.
Les négociations avaient pris fin en mars, permettant légalement aux syndiqués ainsi qu’à leur employeur de déclencher un conflit de travail à partir de samedi dernier.

Les syndiqués, environ 80, sont sans contrat de travail depuis juin 2010.

La Ville de Moncton et les travailleurs du Syndicat uni du transport n’arrivent pas à s’entendre sur le juste salaire que méritent ces derniers.

«Les deux partis ont fait un peu de progrès sur le langage ainsi que des gains d’efficacité au système, mais le grand défi demeure les salaires. Nous sommes très éloignés sur le sujet», a confirmé le porte-parole de la Ville de Moncton, Paul Thomson.

Les syndiqués demandent notamment la parité avec les autres travailleurs de la municipalité et les employés des autres services de transport en commun des Provinces maritimes.

Lorsque leur convention collective est arrivée à échéance, les chauffeurs de Codiac Transpo gagnaient 21,50 $ l’heure, les mécaniciens, 24,70 $, et les préposés au service d’entretien des véhicules, 20,15 $.

La Ville de Moncton a indiqué la semaine dernière qu’un remboursement sera accordé sur demande en cas d’arrêt de travail aux clients qui possèdent des cartes mensuelles et des cartes perforées non utilisées.

La validité des laissez-passer touchés par une hypothétique grève pourra aussi être prolongée dès le retour des autobus dans les rues.

Les usagers du service de transport en commun de la région de capitale de la Nouvelle-Écosse ont été victimes d’un conflit similaire en début d’année. La Ville de Halifax et les chauffeurs de Metro Transit ont mis six semaines à s’entendre après le début de l’arrêt de travail.