Twin Rivers Paper est à vendre à Edmundston

EDMUNDSTON – La compagnie Brookfield Asset Management, actionnaire majoritaire à 51 % de Twin Rivers Paper, se dit prête à se départir de ses parts.

Brookfield Asset Management a fait part de son intention par l’entremise d’une communication aux médias, lundi. Elle n’a pas caché qu’elle cherche un acheteur pour ses parts.

Dans la lettre, Brookfield Asset Management a dit croire que la présence d’un nouveau propriétaire majoritaire, qui pourrait insuffler des idées novatrices et du capital additionnel, serait bénéfique pour Twin Rivers Paper, un maillon de son réseau dans lequel elle n’est plus intéressée à injecter du financement.

La direction de Brookfield a précisé qu’elle n’a reçu aucune proposition jusqu’ici pour ses actions. Elle a ajouté qu’elle entend rencontrer les investisseurs potentiels dans les prochaines semaines et qu’elle informera les médias de tout dénouement dans ce dossier.

Ses dirigeants ont laissé entendre que si un changement de propriétaire survient, cela n’aurait aucune répercussion sur le fonctionnement de ses composantes.

Twin Rivers exploite notamment des usines à Edmundston et à Madawaska, au Maine.

Elle possède aussi une scierie à Plaster Rock. Elle compte environ 400 employés au Nouveau-Bruns­wick.

àDe passage à Edmundston, lundi soir, le premier ministre David Alward a été avare de commentaires.

Il n’a pas précisé si son gouvernement, qui a injecté plusieurs millions de dollars auprès de la compagnie sous diverses formes, avait eu vent de cette intention.

«Notre gouvernement va discuter la compagnie pour connaître ses intentions. Il n’y a pas grand-chose d’autre que je peux vous dire à ce moment», a-t-il mentionné.

Le président de la Chambre de commerce d’Edmundston, Gilles Daigle, a rappelé qu’il faut bien faire la nuance entre une vente et une fermeture.

«Une vente n’est pas un synonyme de panique. Il y a sûrement des acheteurs potentiels dans ce secteur. C’est une entreprise qui est debout et qui roule encore, nous devons demeurer positifs», a-t-il dit.