«Depuis une semaine, on ne dort plus»

ROSAIREVILLE – Depuis une semaine et le lancement de l’album, Diane et Jean-Paul LeBlanc, les parents de Lisa, ont vu leur fille âgée de 21 ans toucher à la notoriété. Loin de la folie montréalaise, ils nous ont reçus à leur domicile en toute simplicité.

«Lorsque vous m’avez appelé ce midi, je me suis dit: Voilà! On y est! Ils ont donné nos noms à la télévision, les journalistes vont commencer à nous appeler…», raconte Diane LeBlanc, la maman de Lisa, au journaliste de l’Acadie Nouvelle.

Dix-sept heures, ce lundi, Diane LeBlanc vient à peine de rentrer du travail qu’elle nous accueille gentiment avec Jean-Paul son mari dans leur salon douillet.

«Asseyez-vous où vous le voulez, sauf celle-là, c’est la place du patron», blague-t-il en désignant du doigt son fauteuil.

Derrière le siège paternel trônent deux guitares. «Ce sont les miennes, elles sont poussiéreuses», explique Jean-Paul. «Il est musicien, mais il fait le timide», se moque Diane.

La musique, chez les LeBlanc, en effet, c’est une histoire de famille puisque l’oncle de Lisa joue aussi de la guitare. Pourtant, sa mère l’assure, ils n’ont jamais poussé leur fille à en faire.

«Avant cela, cela ne l’intéressait pas même s’ils proposaient des cours à l’école. Elle était dans sa période adolescente, justifie sa mère. À 14 ans, on lui a montré quelques notes de guitare et puis, tout naturellement, elle y a pris goût.»

Très vite, sa mère et toute la famille l’ont alors accompagnée à des spectacles où Lisa a fait ses premières armes, notamment aux Petits frolics à Rogersville et dans les bars de la région.

«Elle jouait souvent dans le même bar, au Club 126, à Rogersville, mais elle n’avait que 16 ou 17 ans, alors je la chaperonnais», explique sa mère.

Cette dernière se souvient avoir quelques fois craint la réaction du public à majorité anglophone lorsque sa fille y glissait quelques-unes de ses compositions.

«Je me disais qu’ils allaient commencer à crier, mais finalement non», se souvient-elle.

«Quand les gens ont bu sept ou huit bières, tout le monde est content», ajoute Jean-Paul.

La voie vers le succès
Quand Lisa a décidé, après avoir été diplômée de l’école secondaire, de faire carrière dans la chanson, ses parents ne l’ont guère freinée.

«On ne l’aurait jamais forcée à faire des études. Beaucoup de jeunes en font et puis abandonnent en cours de route», témoignent-ils.

Les places vers le succès et la gloire sont chères et en particulier pour les artistes, mais les premiers succès de leur fille cadette, notamment sa victoire au Festival international de la chanson de Granby en 2010, et la présence de Carol Doucet, son agente, les ont rassurés.

«Sans Carol Doucet, Lisa ne sera pas où elle est actuellement. Carol a beaucoup de contacts. Elle connaît beaucoup de monde.»

La folie médiatique qui s’empare de Lisa depuis la semaine passée dépasse pourtant tout ce qu’ils avaient imaginé. Sa maman affirme ainsi «ne plus dormir depuis une semaine» et le lancement de l’album de Lisa. «Dans le cadre de mon travail, dès que je rencontre des gens, ils me parlent tous de Lisa.»

Du haut de ses 21 ans, et bien qu’elle soit installée à Montréal depuis un an, la jeune auteure-compositrice-interprète n’en oublie pas pour autant ses racines. Elle a d’ailleurs appelé ses parents juste après son passage à Tout le monde en parle.

«Des fois, nous n’avons pas de nouvelles pendant quelques semaines, mais elle nous appelle beaucoup plus en ce moment. J’ai d’ailleurs tenu à lui rappeler que nous n’étions plus 40, mais 49 habitants à Rosaireville désormais.»