Voter du côté anglais ou français: une question de préférence

CAMPBELLTON – Voter pour le secteur anglophone ou le secteur francophone? Le choix appartient aux électeurs!

En plus d’avoir à choisir leurs candidats préférés lundi, les électeurs de certaines régions de la province devront également faire un autre choix, soit celui d’opter pour quelle régie de la santé et quel district ils désirent apposer leur X.

À Moncton par exemple, les deux réseaux de santé – Vitalité (francophone) et Horizon (anglophone) – figurent sur les bulletins de votes des électeurs. Idem pour ce qui est des conseils d’éducation (anglophone et francophone). 

Selon Paul Harpelle, porte-parole d’Élections NB, le choix d’aller vers l’un ou l’autre revient à l’électeur.

«En santé, les gens ont le choix de voter pour le réseau de santé de leur choix là où les deux réseaux sont présents. Ça ne s’applique pas, par exemple, aux gens des régions Restigouche, Chaleur et Péninsule acadienne puisqu’elles n’ont que l’option du Réseau de santé Vitalité. C’est la même chose avec les districts scolaires. Les gens de Fredericton ont le choix de voter pour le conseil d’éducation anglophone ou francophone puisque les deux sont présents», explique M. Harpelle.

«À ce stade, ce n’est pas une question de langue, mais une question de préférence. La langue n’est pas un critère, car un électeur peut très bien utiliser les deux réseaux de santé de sa région. Un anglophone peut également très bien envoyer son enfant dans une école française et préférer voter pour un candidat du conseil d’éducation francophone. C’est donc à lui de choisir qui il désire appuyer aux élections», indique-t-il, ajoutant que ce même électeur ne peut, par contre, voter que pour l’un ou l’autre, et non les deux.

En théorie ainsi, dans certaines parties de la province, un anglophone pourrait donc voter pour un candidat du Réseau de santé Vitalité et un conseiller scolaire d’un district francophone. 

L’inverse est également plausible.