Révision de la Loi sur les langues officielles: la SANB défend ses actions

MONCTON – La SANB a peut-être «péché par modestie» dans le dossier de la révision de la Loi sur les langues officielles, selon ses dirigeants, mais elle n’a certainement pas chômé.

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick se défend d’être «inactive» et «immobile» dans le processus de révision de la Loi sur les langues officielles entamé avec le gouvernement provincial.

À la lumière des reproches formulés à l’endroit de l’organisme par le candidat à la présidence de la SANB, Martin LeBlanc-Rioux, et le juriste Michel Doucet, ses dirigeants ont présenté aux médias, mardi, une liste de ses «actions formelles» entreprises depuis juillet 2010.

Selon Jean-Marie Nadeau, il est «injuste» de dire que la SANB a été inactive «alors que nous pouvons vous faire aujourd’hui la démonstration que c’est peut-être le dossier avec lequel nous avons été les plus actifs».

«Nous avons peut-être péché par modestie, mais ce n’est pas parce que nous ne sommes pas dans les médias tous les jours à parler de la révision de la Loi sur les langues officielles qu’il n’y a rien qui se fait. Bien au contraire», a présenté M. Nadeau.

Depuis 2002, la Loi sur les langues officielles nécessite une révision obligatoire tous les dix ans. En août 2011, le gouvernement a adopté avec l’appui de la SANB un échéancier qui prévoit l’adoption de la nouvelle loi révisée lors de la session parlementaire du printemps 2013.

Entre-temps, la SANB et son Forum de concertation des organismes acadiens ont proposé en décembre un projet de loi clé en main au gouvernement provincial en collaboration avec l’Association des juristes d’expression française du N.-B. et l’Observatoire international des droits linguistiques. Ils proposent notamment la fusion de la Loi sur les langues officielles avec la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques pour créer la Loi sur l’égalité des communautés linguistiques.

Jean-Marie Nadeau a confié hier que Fredericton estime dorénavant être en mesure d’adopter la nouvelle législation cet hiver plutôt qu’au printemps prochain. Il s’agit d’après lui d’un autre signe de la bonne volonté du gouvernement dans ce dossier.

«Nous n’allons tout de même pas nous mettre à “chialer” parce que (le gouvernement) veut devancer la réalisation d’un projet aussi important», a affirmé M. Nadeau.

Il était accompagné mardi du vice-président de la SANB au Forum des organismes, Roger Doiron, et du vice-président de la SANB à la participation citoyenne, Patrick Clarke.

«Le plan de match qui a été établi au début est toujours en fonction et jusqu’à preuve du contraire, il va se poursuivre. J’ai appuyé sans réserve la position de la SANB et je continuerai à le faire», a assuré M. Doiron.

«Nous avons des rapports plus qu’harmonieux avec le gouvernement en ce qui a trait à ce dossier. Je ne suis pas là pour faire des guerres inutiles. S’il y a moyen d’arriver à nos buts facilement et rapidement, et je crois que c’est le cas avec la stratégie que nous avons adoptée, je suis très heureux d’être pragmatique», a ajouté M. Clarke.