Cocagne étudie la possibilité de devenir une communauté rurale

COCAGNE – Cocagne pourrait devenir une communauté rurale. Une étude de faisabilité à ce sujet sera bientôt entamée.

Environ 125 personnes ont assisté à la réunion publique qui s’est déroulée mercredi soir à la Marina de Cocagne. Le comité consultatif du District de services locaux de Cocagne a présenté son projet aux citoyens.

Les responsables aimeraient que Cocagne s’incorpore et devienne une communauté rurale.

«Tout de suite, nous sommes pas mal contents. L’atmosphère est positive et la plupart des gens réalisent que c’est important pour leur communauté. Nous espérons que le sentiment positif va continuer», a commenté le président du DSL, Roger Després.

Mathieu D’Astous, également membre du comité consultatif, a animé la soirée en soulevant les avantages de s’incorporer.

Parmi ceux-ci, on retrouve l’élaboration des plans d’aménagement et de mesures d’urgence, la prise de décision locale et le développement économique.

«Présentement, nous sommes dans un bateau sans capitaine», a-t-il dit.

Le taux de taxation de Cocagne est de 1,06 $ par 100 $ d’évaluation. Il est encore impossible de déterminer où il va se situer si le DSL devient une communauté rurale.

Une augmentation de 0,08 $ représente 80 $ de plus pour une maison évaluée à 100 000 $.

«Nos taxes vont éventuellement augmenter, même si nous demeurons dans un DSL. Il est préférable d’avoir des services en échange», a indiqué Edmond Robichaud, un citoyen en faveur du projet.

Selon lui, il est temps de s’organiser avant que les municipalités environnantes soient tentées de le faire à leur place. Il est régulièrement question de la gouvernance locale, à l’heure actuelle.

«Dans cinq ans, Bouctouche pourrait venir prendre Saint-Thomas. Shediac pourrait prendre une partie de Cocagne et Saint-Antoine pourrait prendre ce qui reste du territoire et nous n’aurons pas un mot à dire dans les décisions», a-t-il lancé.

Les responsables avaient besoin de recueillir 25 signatures pour obtenir le feu vert pour cette étude de faisabilité. Plus de 75 citoyens ont donné leur accord mercredi soir.

Ce ne fut cependant pas le cas de Pierre Gallant.

«La majorité des gens semblent pour le projet, mais pour l’instant je ne suis pas convaincu. Ils n’ont pas démontré les avantages. Il n’y a pas de services qui sont si nécessaires qu’il faut absolument s’incorporer. Le gouvernement va encore avoir le pouvoir», a signalé celui qui demeure du côté nord de la rivière Cocagne.

En 2007, la victoire du Non a été plus que convaincante (85 % des votes) lors du plébiscite qui avait pour but de réunir les trois DSL de Grande-Digue, de Cocagne et de Shediac-Bridge/Shediac-River en une communauté rurale.

Plusieurs citoyens présents à la réunion publique de mercredi soir croient cependant que la réponse sera favorable à la création d’une communauté rurale comprenant uniquement Cocagne.

Une réunion publique démontrant les résultats de l’étude de faisabilité aura lieu cet automne.