Feu vert au Centre intégré de santé du sein à Moncton

MONCTON – Une longue attente prend fin.

Le Centre intégré de santé du sein du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont ouvrira ses portes à l’automne 2014 dans un nouvel édifice rattaché à l’hôpital francophone.

«Je sais que vous attendiez cette annonce depuis longtemps», a admis la ministre de la Santé, Madeleine Dubé, mardi, devant un groupe de médecins et de citoyens enthousiaste à l’idée de récolter le fruit de son travail amorcé il y a 10 ans.

«C’est plus qu’une annonce. Le projet démarre vraiment. C’est une réalité pour l’ensemble des femmes du Nouveau-Brunswick. Nous allons de l’avant. Oui, je serai présente pour couper le ruban», a promis la ministre.

Le Centre intégré de santé du sein occupera dès l’automne 2014 le rez-de-chaussée d’un nouvel édifice de 12 000 pieds carrés dont l’emplacement reste encore à déterminer sur le site de l’hôpital Dr-Georges-L.-Dumont. 

La firme Architects 4 de Moncton a été choisie pour dessiner le bâtiment. Le projet est évalué à 8,5 millions $.

Le centre doit permettre de regrouper sous un même toit tous les services offerts par la clinique de santé du sein du centre hospitalier universitaire fondée en 2003, dont le dépistage, l’imagerie diagnostique, les examens cliniques, les chirurgies et les services thérapeutiques.

«Bien que la clinique du sein ait connu beaucoup de succès depuis le début de ses activités, notre plus grand défi demeure un manque criant d’espace physique, en plus d’un manque d’équipement diagnostique et de ressources humaines», a souligné la Dre Jocelyne Hébert.

En 2007, la clinique avait réussi à faire passer à moins deux semaines le temps d’attente entre les différents examens de dépistage du cancer du sein, mais «présentement nous ne sommes plus capables d’atteindre ce niveau (de rapidité)», a admis la Dre Hébert. 

La chirurgienne assure que la création du centre de santé du sein permettra de réussir à nouveau cet exploit qui avait permis à la clinique d’améliorer le taux de «survie estimé» des patientes de 7 %. 

«Si une patiente a une mammographie anormale, au lieu d’attendre une semaine ou deux pour subir une échographie, elle n’aura qu’à passer dans une autre salle. En ayant tous ces services sous un même toit, nous pourrons faire l’investigation beaucoup plus rapidement et arriver à un diagnostic», a affirmé la Dre Hébert. Les médecins de son équipe pourront aussi voir plus de patientes. Toutefois, l’embauche de nouveau personnel n’est pas prévue pour le moment.