Miss Cowgirl Atlantique: plus d’amateurs que de détracteurs

SAINT-QUENTIN – L’un des événements phares du Festival Western, le concours de beauté Miss Cowgirl Atlantique, en était cette année à sa 10e édition.

L’anniversaire est passé relativement sous silence, et ce, malgré le fait que le gala affichait – encore une fois – complet, faisant de ce dernier l’une des activités phares du festival.

Janick Cyr est la responsable de l’événement depuis ses débuts.

«Il y avait une soirée du genre qui se tenait dans la communauté voisine de Kedgwick il y a plusieurs années, mais ça avait fini par tomber à l’eau», explique-t-elle.

«Puisqu’il n’y avait plus vraiment de concours de ce genre pour les filles dans la région, on a décidé d’en organiser un. Et il faut dire qu’il y a 10 ans, le festival fonctionnait plus ou moins, il lui manquait quelque chose. Lorsqu’on a incorporé le concours Miss Cowgirl Atlan-tique, on a vu que c’est pile ce qu’il fallait», dit-elle, ajoutant que le concours semble bien ancré et voué à demeurer à la programmation du festival pour encore un bon moment.

Cette année, 14 concurrentes – surtout de la région du Restigouche et des environs – sont montées sur la scène en tenue modeste afin de se faire évaluer physiquement et pour leur prestance sur scène par un panel de juges.

«C’est bien d’avoir des filles du coin, mais j’aime aussi en avoir de l’extérieur de la région immédiate, car ça attire une nouvelle clientèle au festival, des gens – parenté, amis, etc. – qui ne seraient peut-être pas venus ici sinon. Ça fait connaître la région et c’est bon pour le tourisme», indique Mme Cyr.

Et même s’il s’agit d’un concours de beauté féminine, une grande partie de l’audience est composée de femmes, ce qui ne surprend pas outre mesure l’organisatrice.

«Je pense que les femmes aiment le spectacle autant que les hommes. Ce qui change, peut-être, c’est la différence dans la perception du spectacle. Les femmes s’attardent peut-être davantage que les hommes sur certains aspects, comme les costumes, la démarche ou la personnalité des concurrentes», note-t-elle, ajoutant au passage que le concours n’est qu’un aspect de la soirée, faisant référence à la partie musicale.

D’ailleurs, puisqu’il est question de perception, ce type de concours fait souvent mauvaise presse au sein de l’opinion publique, entre autres pour la question de l’exploitation sexuelle de l’image de la femme. Qu’en pense Mme Cyr?

«Je ne crois pas que ce soit sexiste ou rien de cela. Les filles qui veulent tenter leur chance le font, elles sont au courant de ce que c’est. C’est un concours sexy, oui, mais pas déplacé pour autant. Les filles s’entraînent fort avant de venir ici. Elles font valoir leur physique aux juges, mais aussi leur attitude, leur personnalité. 

Certaines personnes ne voient que du négatif dans notre concours, pas moi. J’ai beaucoup de respect pour les concurrentes et pour ce qu’elles font, car ça prend quand même une bonne dose de courage pour le faire», indique-t-elle.