Les rameurs prêts à braver vents et marées

PETIT-ROCHER– Depuis 1967, date de la première traversée de Bonaventure, en Gaspésie, au quai de Petit-Rocher, les rameurs bravent vents et marées. Devenu le Festival des rameurs l’année suivante, l’événement qui débute mercredi célèbre ses 45 ans.

Et pour marquer le coup, l’artiste québécois Éric Lapointe va faire vibrer l’aréna de Petit-Rocher ce samedi, avec en première partie le groupe Angry Candy.

«Le centre peut accueillir 1800 personnes et même s’il reste des billets, il faut faire vite. Pour l’instant, les préparations du festival vont assez bien. C’est un événement qui marque le début de l’été pour nous», a indiqué Alma-Jeanne Morrison, la présidente du Festival des rameurs.

La veille, la soirée country mettra en vedette Rhéal Leblanc, Guylaine Tanguay, Louis Bérubé, Laurie Leblanc et Pat Comeau.

Même si les spectacles musicaux ont une place de choix dans la programmation du festival, l’activité phare demeure la traversée qui relie Bonaventure, au Québec, à Petit-Rocher, au Nouveau-Brunswick, sur une distance de 22 milles.

Quatorze bateaux seront sur la ligne de départ cette année à Bonaventure, sept équipes de femmes et sept d’hommes.

Course très exigeante, cette compétition sportive sur la baie des Chaleurs requiert des préparatifs de plusieurs mois pour les rameurs.

«L’objectif de notre équipe était de faire une trentaine d’heures de mer, donc depuis mai, nous nous entraînons. Les pratiques varient de 1 heure et demie à 3 heures. Idéalement, nous voulions pratiquer en mer, mais à certains moments, nous allions à la rivière s’il y avait trop de vagues. Nous ne voulons pas mettre notre vie en danger. Au festival, c’est différent, nous sommes entourés de bateaux. Certaines équipes s’entraînent l’hiver dans un gymnase, d’autres suivent une alimentation de protéines et de glucides. Pour moi, la traversée est plus psychologique que physique», a dit Véronique Gallien, qui fera la traversée pour une deuxième fois, avec la baleinière Roy Excavation.

Au beau milieu de la mer, les rameurs doivent faire preuve d’un solide esprit d’équipe pour braver les éléments de la nature qui pourraient les faire flancher.

«Nous avons un plan de match. Nous nous entendons sur la manière dont nous allons réagir selon les situations. Nous avons des scénarios, mais nous ne pouvons jamais dire ce que la météo et la mer vont nous réserver. Chaque membre a son rôle à jouer et il faut rester motivés. Le rôle du capitaine est plus moral, je dirais. Chaque fille donne tellement d’efforts que c’est difficile par moments de leur en demander plus. Il faut trouver les meilleurs mots pour encourager ses coéquipières à déployer davantage d’efforts», a souligné Monique Boudreau, capitaine du bateau Poissonnerie Arseneau et Roy’s Trucking, qui participera samedi à sa sixième course.

Doucet Contracteur de Bois a gagné l’épreuve en 2011 pour une troisième année consécutive en signant un temps de 2h54m39s. Chez les femmes, Foxwoods s’était hissée en première position avec un temps de 3h11m31s.