Une pétition pour réduire les limites de vitesse dans certains quartiers de Dieppe

DIEPPE – Deux mères de famille souhaitent faire réduire les vitesses limites permises dans les quartiers résidentiels et les zones scolaires de Dieppe. Une pétition a été signée par 400 citoyens.

Paryse Landry et Janice Roussel Vautour en ont assez de voir des automobilistes défiler à toute vitesse dans leur quartier et près des écoles que fréquentent leurs enfants.

La vitesse limite de 50 km/h qui permet dans les faits aux conducteurs de s’aventurer à près de 60 km/h sans craindre la police met selon elles la vie de leurs enfants en danger.

«Nous observons que les voitures roulent à une vitesse trop élevée dans les rues de nos quartiers», résume Mme Roussel Vautour.

Selon les deux porte-parole du comité citoyen Prudence Dieppe, les vitesses limites près des écoles de leur municipalité sont plus élevées qu’ailleurs au Nouveau-Brunswick. Il en va de même dans certains quartiers résidentiels.

Après avoir présenté une série de statistiques sur les conséquences dramatiques des excès de vitesse sur les routes, les deux porte-parole ont formulé deux requêtes au conseil municipal de Dieppe, lundi soir, afin de remédier à la situation.

Elles proposent de faire passer de 50 km/h à 40 km/h la vitesse limite dans les quartiers résidentiels dans les rues sans trottoirs et de 50 km/h à 30 km/h près des écoles.

Janice Roussel Vautour et Paryse Landry affirment bénéficier du soutien des comités de parents des écoles primaires de la Ville de Dieppe, ainsi que de 400 citoyens qui ont accepté de signer leur pétition.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ont bénéficié de l’oreille attentive des membres du conseil municipal.

«Vous avez définitivement des arguments valables. Je sais que 50 km/h, ça peu paraître lent, mais dans de petites rues comme celle où je réside, c’est vite. Les chances d’arrêter à temps si un enfant sort dans la rue sont minces. Tu ne le verras pas», a constaté le conseiller Roger LeBlanc.

«J’ai été extrêmement surpris de constater que dans les zones scolaires des autres villes la vitesse limite est 30 km/h, alors que chez nous, c’est 50 km/h, a indiqué le conseiller Ernest Thibodeau. Il va falloir que nous travaillions sur ce dossier pour y apporter des solutions et améliorer la sécurité de nos enfants.»

Les deux citoyennes ont proposé de donner à la Ville de Dieppe jusqu’au 8 octobre avant de partager avec la population ce qu’elle entend entreprendre dans ce dossier.

Cet échéancier «semble raisonnable» selon le maire Yvon Lapierre.

«Nous communiquerons certainement avec vous pour faire suite à votre présentation aussitôt que nous aurons eu un peu de rétroaction de la part du service d’ingénierie», a-t-il dit aux deux femmes.

Selon le directeur des Travaux publics et de l’ingénierie de la municipalité, Jacques LeBlanc, Dieppe peut changer elle-même la vitesse limite dans les rues désignées municipales, comme dans les quartiers résidentiels. Quant aux routes désignées provinciales, telles les rues Champlain et Amirault, la municipalité devra s’entendre avec Fredericton.