Le fossé se creuse entre Moncton et les syndiqués de Codiac Transpo

MONCTON – Les négociations sont à nouveau rompues entre la Ville de Moncton et les travailleurs de Codiac Transpo. L’arbitrage exécutoire est le seul moyen de résoudre l’impasse, selon le syndicat.

Deux jours de négociations n’auront permis que d’élargir le fossé qui se creuse depuis des mois entre la Ville de Moncton et les syndiqués du service de transport en commun de la région métropolitaine.

Les 90 mécaniciens, chauffeurs et préposés à l’entretien des véhicules de Codiac Transpo demeurent en lock-out jusqu’à nouvel ordre.

Le Syndicat uni des transports en demande encore plus qu’avant le lock-out, selon le porte-parole de la municipalité, Paul Thomson.

«Leurs demandes sont encore pires qu’auparavant, résume-t-il. Nous sommes vraiment déçus. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de résoudre ce conflit.»

Pour des raisons diamétralement opposées, le président du Syndicat uni des transports, George Turple, partage aussi la déception de M. Thomson.

«Nous avons présenté à la Ville de Moncton une proposition qui répondait aux questions des heures supplémentaires, de l’organisation du travail et du langage de la convention collective et ils l’ont refusée», indique M. Turple.

Selon lui, les deux parties n’ont plus d’autres choix que de s’en remettre à l’arbitrage exécutoire. Cette mesure aurait pour effet de forcer le syndicat et la municipalité à accepter la décision d’un arbitre du gouvernement.

«Laissons ce conflit entre les mains d’une tierce partie indépendante. Laissons-la prendre une décision. Nous vivrons avec cette décision», propose le président du syndicat.

Mais les représentants de la Ville de Moncton ne l’entendent pas de cette façon.

«Notre équipe de négociations n’est pas en faveur de cette demande, mais il faut que nous en parlions avec le conseil municipal pour connaître leur directive», explique Paul Thomson.

Selon George Turple, «le conseil municipal devrait être prudent, intelligent et responsable et accepter d’aller en arbitrage exécutoire pour ramener les autobus sur les routes pour les citoyens du Grand Moncton.»

Les travailleurs de Codiac Transpo ont été mis en lock-out par la municipalité le 28 juin. Ils sont sans contrat de travail depuis plus de deux ans.