Le bruit des machines: une oeuvre étonnante de Pascal Lejeune

MONCTON – Le petit bar le Plan b, à Moncton, était bondé, mercredi, pour le lancement du nouvel album attendu de Pascal Lejeune, Le bruit des machines, une oeuvre musicale étonnante aux influences rock, teintées de blues et de country.

Exit les ballades et le folk de ses deux premiers disques; Pascal Lejeune effectue un tournant musical assez important avec ce troisième opus. Il a eu envie de sortir ses guitares électriques, de s’amuser et de jouer avec un groupe.

«C’est un album de char, de road trip et de guitares», a lancé l’auteur-compositeur-interprète de Pointe-Verte après avoir interprété quelques pièces tirées de son disque, entouré d’un groupe de quatre musiciens. Le chanteur arrive toujours à séduire le public, avec son humour et sa poésie.

Trois années se sont écoulées depuis la parution de son dernier album, Adélaïde (2009). Cette fois-ci, l’artiste offre un rock bien senti, un peu du style des années 1970.

Considéré comme l’un des meilleurs auteurs-compositeurs de l’Acadie et de la scène musicale francophone canadienne, Pascal Lejeune propose un univers musical qui déménage sur des textes bien ficelés, perspicaces et poétiques. Il écrit merveilleusement bien.

C’est différent des deux autres disques, mais on reconnaît le souci du détail de l’auteur-compositeur. On pense, entre autres, à la chanson triste, Jusqu’au dernier Je t’aime, ou encore à la pièce titre de l’album, Le bruit des machines, inspirée des grandes entreprises. Une chanson qu’il a écrite en pensant à la fermeture de la mine Brunswick, à Bathurst.

«Personnellement, ce que j’aime des artistes, ce sont ceux qui n’ont pas peur d’explorer et d’aller dans des terrains pas trop connus. Mon premier album était plutôt de la chanson française, le deuxième plus folk, et le troisième plus rock. J’avais envie de m’amuser, d’avoir un groupe de gars, de sortir mes guitares électriques et de donner un spectacle qui bouge, d’aller faire des spectacles dans des bars et des festivals extérieurs», a déclaré en entrevue Pascal Lejeune.

Il souligne aussi qu’il a grandi en écoutant les vinyles de ses parents, allant de Brassens à Jimi Hendrix. Pascal Lejeune est issu d’un peu tout ce mélange de chansons françaises, d’influences nord-américaines et de rock’n’roll. Il a réalisé l’enregistrement avec Joseph Edgar, que l’on connaît bien pour sa fougue et son intensité.

«J’avais envie de quelqu’un comme ça qui vient nous fouetter. Ç’a été super et il a livré la marchandise.»

Les musiciens accompagnant Pascal Lejeune sur cet album ainsi qu’en tournée depuis plus d’un an sont John Boulay (guitares acoustique et électrique, banjo, voix), Nicolas Boudreau (basse, voix), Denis Hachey (claviers, voix) et Luc Roy (batterie). On peut également entendre la voix de Joseph Edgar sur quelques pièces de l’album. L’enregistrement a eu lieu au studio Belivo de Grand-Barachois, en avril. La prise de son est de Jocelyn «Joe» Gagné.

Le premier spectacle complet du nouvel album aura lieu au Festival Mosaïque de Moncton, le vendredi 20 juillet. Pascal Lejeune animera aussi le Gala de la chanson de Caraquet avec Monique Poirier, pour ensuite s’envoler vers le Festival Interceltique de Lorient. À la mi-août, il sera en spectacle au Festival acadien de Caraquet et au Festival Acadie Rock, à Moncton.