Sur les traces du patrimoine anglo-saxon

MISCOU – De Miscou à Caraquet, en passant par Tracadie-Sheila, il existe encore toujours en 2012 plusieurs vestiges rappelant la présence d’une population anglophone dans la Péninsule acadienne. En voici quelques-uns. Cette liste est non exhaustive.

L’île Miscou compte plusieurs trésors patrimoniaux de ces gens venus de l’Europe pour une vie meilleure.
Parmi les lieux de culte, on trouve l’église unie Saint Mark’s, l’église unie de St John et l’église pentecôtiste de Miscou. On peut aussi se permettre un détour vers la Pointe Wilson, nommée d’après Andrew Wilson, un Écossais qui s’est établi dans la région en 1827.

Enfin, le Centre d’information aux visiteurs de Miscou peut s’avérer une visite intéressante, il est situé à l’intérieur de l’ancienne école anglophone de l’île, Miscou Harbour Vibert Memorial School. Si en 2012, la totalité des jeunes enfants de l’île fréquente l’école francophone à Lamèque et par la suite à Shippagan, cela n’a pas toujours été le cas. Pendant plusieurs années, les jeunes anglophones ont pu bénéficier d’une éducation primaire dans cet établissement. Rendus à l’âge d’adolescence, ils effectuaient par autobus un trajet de plus de 130 km pour se rendre à Bathurst où ils poursuivaient leurs études secondaires.

Avec le temps, la majorité de la population d’origine anglophone de l’île est devenue bilingue. Selon Nathalie Wilson, employée du Centre d’information aux visiteurs, il reste toutefois une poignée d’enfants en bas âge ne pouvant s’exprimer en français avant de fréquenter l’école. Elle offre ainsi un service de tutorat à ces jeunes afin de les préparer pour leurs études en français.

Un peu plus au sud, on peut se rendre à l’église unie de St. John, située au cœur de Shippagan. Le moment est idéal pour visiter cet endroit, car plusieurs activités culturelles (francophones) auront lieu du 15 juillet au 15 août à l’intérieur de l’édifice.

À Tracadie-Sheila, il suffit de jeter un coup d’oeil dans le bottin téléphonique pour constater l’influence des Irlandais et des Écossais dans cette région. Bien que la majorité soit francophone de nos jours, de nombreuses familles demeurent toujours dans la région, que ce soit les McLauglin, les Ward, les Young, les McGraw ou les Ferguson. Un monument dédié à la famille McLaughlin a été érigé en 2009 à la Pointe des McLaughlin. Un minuscule cimetière protestant abritant 25 personnes est situé près de la rue Principale, tout juste à côté de la firme de comptabilité Benoît, McGraw et Paulin. Quelques pierres tombales sont toujours sur place. À l’extérieur de la ville, sur la rue des Chalets, on perçoit aussi les ruines de l’ancien moulin Foster, jadis un moteur du développement économique à Tracadie-Sheila.

À Caraquet, une petite église protestante existe toujours. Fermée au public, on y arrive en tournant sur la rue du Havre, près de l’entrée du Parc industriel de la municipalité.