Une année record à l’Atlantic National de Moncton

MONCTON – Le parc du Centennaire avait des allures de grand stationnement, ce week-end, alors que 2055 voitures anciennes étaient sur ses lieux pour le 12e Atlantic National Automotive Extravaganza de Moncton.

Le record de participation de l’Atlantic National Automotive Extrava­ganza a été brisé encore une fois cette année. Avec 2055 anciennes voitures inscrites, il y avait une centaine de participants de plus que l’ancienne marque, établie en 2011.

L’événement a pris de tellement grandes proportions que la nuit avant l’ouverture, il y avait déjà une file d’attente au parc du Centennaire.

«Pourrais-tu croire que je suis passé au parc vers 12 h 45, dans la nuit de vendredi à samedi, puis qu’il avait déjà sept participants qui attendaient d’entrer? Ils voulaient s’assurer d’avoir la meilleure place possible», a expliqué Bill Doherty, le président de l’Atlantic Nationals.

Si le salon de l’automobile semble extravagant, il n’est toutefois que le sommet de l’iceberg par rapport au phénomène qu’est la restauration des voitures anciennes.

«Tu ne tiens pas compte de tes heures quand tu travailles sur une auto. Il y en a tout simplement trop,» a poussé en riant Bill Woods, le propriétaire d’une ancienne Ford.

L’amateur des voitures anciennes de Moncton a développé un goût pour les autos en sortant du secondaire, il y a 25 ans. Depuis, il passe au moins quelques heures par jour à travailler sur des projets dans son garage.

«J’ai toujours travaillé avec des autos et des engins. Je ne fume pas et je ne bois pas. Les autos sont donc ma façon de me relâcher», a expliqué M. Woods.

Des restaurateurs comme Bill participent à plusieurs galeries d’autos au cours de l’été. Le collectionneur de Moncton compte en faire une douzaine en 2012.

Quoi qu’ils aient vu des milliers de voitures anciennes, certaines pièces de haute qualité laissent les fanatiques comme M. Woods bouche bée.

La Chevy II de Normand Legault est un bon exemple. L’homme originaire de Vankleek Hill, en Ontario, a atteint des sommets de perfection avec sa voiture. Il a travaillé chaque pièce, jusqu’à la dernière petite vis, avec une attention impeccable.

«Je suis constamment en train d’y penser, a fait savoir l’Ontarien. Tous les jours après le travail et les week-ends, je perfectionne mon auto.»

«Je pense juste à cette automobile-là et j’ai des frissons, a partagé M. Woods en montrant les poils levés sur ses bras. J’ai vu beaucoup d’autos, mais celle-là m’impressionne vraiment.»

Autour du char de M. Legault, une petite foule examinait la Chevrolet avec admiration. Selon le propriétaire, son chef-d’oeuvre reçoit ce genre d’attention chaque fois qu’il participe à une exposition.

Le véhicule de Normand Legault est un bijou rare dans les rencontres de voitures anciennes. Un morceau de telle qualité est habituellement transporté par camion. Lui, par contre, conduit sa voiture à chacune des 20 expositions auxquelles il participe chaque été.

«J’ai conduit les 1000 kilomètres de Vankleek Hill jusqu’à Moncton, a fait savoir l’homme des Chevrolet. J’ai passé toute la journée de vendredi à nettoyer, puis samedi j’ai passé à l’expo.»