Les Québécois affluent au N.-B.

 CARAQUET – Au Québec, les vacances de la construction battent leur plein depuis le 22 juillet, et ce, jusqu’au 6 août. Cette année, la Commission de la construction du Québec a émis 153 000 chèques totalisant 379 millions $. Évidemment, cette période de l’été représente une manne pour l’industrie touristique de la Belle Province, mais aussi pour celle du Nouveau-Brunswick.

Aucune statistique officielle n’existe pour dire exactement combien de touristes québécois visitent le Nouveau-Brunswick durant les vacances de la construction, mais l’ensemble des intervenants consultés par l’Acadie Nouvelle s’entendent sur le fait que la vraie saison touristique estivale débute à ce temps-ci de l’année.

«Les vacances de la construction, c’est ouvrir la porte à un bon nombre de visiteurs du Québec. C’est un temps occupé de l’année, le summum si on peut dire», affirme Réal Robichaud, directeur général de l’Association de l’industrie touristique du Nouveau-Brunswick (AITNB).

L’été 2012 s’annonce particulièrement profitable pour l’industrie, estime Réal Robichaud.

«J’arrive de la Péninsule acadienne. J’ai parlé avec des intervenants. Tout le monde semble dire que ça va bien. Les gens sont au rendez-vous», dit-il.

Justement au Village Historique Acadien, l’une des attractions les plus populaires de la Péninsule acadienne, les employés souhaitent accueillir les Québécois en grand nombre.

«Les visiteurs québécois représentent depuis toujours notre marché le plus important. Avec le congé de la construction qui s’amorce, en quelque sorte, c’est notre période la plus achalandée de l’été. Nous avons bon espoir d’en accueillir plusieurs centaines au cours des deux prochaines semaines, d’autant plus que le beau temps semble vouloir lui aussi passer ses vacances avec nous», a soutenu un porte-parole.

Dans le Nord-Ouest, Joanne Bérubé Gagné est directrice générale de l’Office du tourisme Edmundston-Madawaska. Elle est habituée de voir de nombreux touristes chez elle, car la ville d’Edmundston est l’une des portes d’entrée importantes de la province. Depuis la fin de semaine cependant, elle constate une hausse du nombre de plaques d’immatriculation provenant du Québec.

«On a vu la manne arriver samedi, dimanche et hier. C’était pratiquement uniquement des Québécois qui se présentaient chez nous, contrairement aux semaines précédentes où c’est plus un mélange de Québécois et d’Ontariens. Notre marché est divisé entre l’Ontario et le Québec, parce qu’on est la porte d’entrée. On est le premier arrêt pour les gens qui vont en Nouvelle-Écosse et sur l’Île-du-Prince-Édouard. Mais cette semaine, on a vu une vague québécoise arriver. Je n’ai pas pris le temps pour comparer avec l’année passée, mais je peux te dire qu’il y avait énormément de circulation au centre touristique», indique Joanne Bérubé Gagné.

Dans le Sud-Est, particulièrement dans le comté de Kent, on remarque aussi une présence accrue du nombre de touristes, même si la région a déjà connu de meilleures années.

«On voit des augmentations, mais pas les augmentations d’autrefois, ça monte tranquillement. Il y a eu une augmentation depuis le début de cette semaine, les réservations sont meilleures», lance Jean-Charles Allain, président de l’Association touristique de la région de Kent.

L’industrie touristique est profitable pour le Nouveau-Brunswick. Annuellement, elle génère des retombées d’environ un milliard de dollars et emploie près de 32 000 personnes, souligne Réal Robichaud.