Algues bleues au lac Unique: les propriétaires multiplient les démarches

SAINT-FRANÇOIS – L’Association des propriétaires de chalets du lac Unique multiplie les démarches pour combattre la présence des cyanobactéries, qui ont envahi ce plan d’eau situé dans le Haut-Madawaska.

Depuis quelques semaines, le lac Unique, situé près de Saint-François, est aux prises avec une prolifération sans précédent de cyanobactéries. Cela rend impossible la baignade, la pêche et les activités aquatiques.

Une centaine de propriétaires et riverains ont pris part à une réunion publique d’information vendredi soir. Différents points concernant la situation ont été abordés, tout comme des solutions possibles pour remédier au problème.

«Nous sommes vigilants. La situation dure depuis sept semaines et ne va pas en s’améliorant. La population est très concernée par le problème et veut être mise au courant des conséquences et des solutions possibles», a dit Louis LaBrie, porte-parole de l’Association des propriétaires de chalets du lac Unique.

La Société d’aménagement de la rivière Madawaska et du lac Témiscouata a mis à profit sa biologiste pour aider l’association à faire face à la situation. Le regroupement est aussi en attente d’obtenir les résultats de tests menés par des spécialistes des ministères de la Santé et de l’Environnement.

Comme autre démarche, l’Association des propriétaires de chalets du lac Unique a résolu d’investir 400 $ pour des tests plus approfondis sur les eaux du lac Unique.

«Ces analyses détermineront s’il y a présence ou non de toxines dans l’eau. Si c’est le cas, le problème devient encore plus sérieux», a fait savoir M. LaBrie.

La semaine dernière, l’Association des propriétaires de chalets du lac Unique a demandé au gouvernement Alward de débloquer des fonds d’urgence pour l’aider dans ses démarches. Elle lui demande 10 000 $.

«Nous n’avons pas les moyens de financer les démarches pour rétablir la situation. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick est responsable de la qualité de ses cours d’eau», a continué M. LaBrie.

Dans les années 1980, le secteur du lac Unique a accueilli des porcheries, qui ont été fermées depuis. Certains croient que le problème pourrait découler de là.

«Lorsque les porcheries ont été fermées, les bassins ont été nettoyés. Mais 30 ans plus tard, nous ne savons pas si les choses ont été bien faites et s’il n’y a pas de possibles écoulements qui se produisent. Nous avons fait une demande sous la Loi de l’accès à l’information pour obtenir les documents du ministère de l’Environnement concernant ce dossier», a poursuivi M. LaBrie.

La température chaude de la saison estivale et les faibles précipitations de pluie sont des facteurs ayant contribué à cette prolifération, selon le biologiste de l’Université de Moncton, Alyre Chiasson.

«La cyanobactérie a tendance à se reproduire plus rapidement dans une eau plus chaude. L’absence de pluie cet été n’a pas aidé non plus», a indiqué M. Chiasson.