Le boulevard Irving de Bouctouche ressemble moins à une piste de course

BOUCTOUCHE – Le boulevard Irving de Bouctouche ressemble de moins en moins à une piste de course depuis un certain temps.

Au moins deux opérations policières ont été effectuées depuis le l0 juillet, journée pendant laquelle 12 contraventions de toutes sortes ont été distribuées à des automobilistes qui circulaient dans la région.

D’autres amendes salées ont récemment été données par la GRC pour excès de vitesse.

«Nous avions reçu des plaintes par rapport à ces contrevenants», a fait savoir le sergent Jeff Johns-ton de la GRC.

Ces récentes contraventions devraient réveiller et sensibiliser les jeunes automobilistes.

«Il y en a qui ont reçu 300 $ d’amende et ils ont perdu cinq points sur leur permis de conduire. Ce sont des jeunes. Certains travaillent, d’autres non. Ils vont s’apercevoir que ça ne marche pas très bien sans permis et que ça va leur coûter cher lorsqu’ils viendront à se réassurer», a indiqué le conseiller responsable de la sécurité publique de la Ville de Bouctouche, Oscar LeBlanc.

La présence accrue de la GRC sur les routes de Bouctouche a changé le scénario pour le mieux dans cette ville du comté de Kent.

«Nous avons augmenté nos patrouilles et nous avons eu plusieurs commentaires positifs», a fait savoir le sergent.

Au printemps, le problème était classé comme un 10/10 par le conseiller responsable de la sécurité publique. Selon Oscar LeBlanc, la situation s’est améliorée de 60 à 70 %, mais il y a encore place à l’amélioration. Vi-tesse, crissement de pneus et silencieux bruyants font toujours partie de la programmation hebdomadaire de la région.

«C’est beaucoup plus calme, mais il y a toujours des jeunes qui s’essayent, surtout s’il y a des activités ailleurs. Ils savent que la police n’est pas dans la région», a raconté le conseiller LeBlanc.

Jeff Johnston assure que la GRC poursuivra ses efforts.

«La GRC ne peut pas toujours être ici, mais elle en «pince» toutes les semaines. Notre rencontre avec la GRC en juin dernier a vraiment valu la peine. Nous n’avions pas le choix, car nous travaillons pour nos citoyens, qui apprécient notre travail», a indiqué le conseiller LeBlanc.

Les automobilistes fautifs sont bel et bien au courant que les élus municipaux tentent de limiter leur terrain de jeu.

«À l’occasion, lorsque je rencontre des jeunes, ils font exprès pour peser sur l’accélérateur (la plupart ont des silencieux bruyants). Ça ne me dérange pas», a lancé le conseiller.