De retour sur les bancs d’école après avoir élevé sept enfants!

EDMUNDSTON – Après avoir mené sa vie de mère à temps plein, Chantal Bernier, de Saint-Léonard, se donne un nouveau défi, soit celui d’obtenir d’ici quelques années un baccalauréat en traduction.

Chantal Bernier, 45 ans, faisait quelque peu contraste avec les autres étudiants lors de la récente rentrée à l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (UMCE), la semaine dernière. Tout d’abord par son âge, mais aussi parce qu’elle effectue un retour sur les bancs d’école après avoir élevé ses sept enfants.

«J’ai quatre filles et trois garçons qui sont âgés de 7 à 23 ans. Il me reste maintenant à apprendre à conjuguer à temps plein la famille et les études. C’est un beau défi!», a-t-elle indiqué.

Elle avoue être un peu nerveuse en amorçant cette nouvelle étape de sa vie.

«Pendant l’inscription, j’ai remarqué que tout se déroule vite et qu’il y a beaucoup d’informations à retenir. Mais je n’ai pas de crainte pour mes cours. Je suis très optimiste de ce côté-là», a-t-elle ajouté.

Alors que la charge habituelle est de six cours par session pour les étudiants réguliers, Chantal Bernier sera à temps partiel en suivant trois cours lors de la session d’automne et trois autres l’hiver prochain. Elle fera la même chose en 2013-2014.

Après quoi, elle entend obtenir son baccalauréat spécialisé en traduction en ligne de l’Université de Saint-Boniface, au Manitoba.

«C’est le même champ d’études et cheminement que l’une de mes filles, Kateri. Après une année à Edmundston en 2008-2009 et une autre à Moncton, elle obtiendra son baccalauréat en ligne de l’université manitobaine cet automne. Elle réussit très bien et elle est ma source d’inspiration», a continué la maman.

Fait à souligner, tous les enfants de la famille ont fait l’école à domicile avec leurs parents.

Chantal Bernier a choisi l’UMCE pour sa proximité, compte tenu de son rôle de mère à temps plein. Elle dit avoir opté pour des études universitaires afin «d’assouvir ma passion pour les langues».

Elle mentionne que son conjoint, Denis, l’a appuyée à 100 % dans sa démarche. «Je dirais même qu’il est un peu plus excité que moi», a-t-elle signalé avant de récupérer sa carte étudiante lors de la dernière étape de la journée d’inscription.