Prêts pour la rentrée scolaire!

CAMPBELLTON – C’est aujourd’hui jour de grande rentrée pour les élèves de la province, mais aussi pour leurs enseignants.

Plus de 600 d’entre eux se sont réunis la semaine dernière à Campbellton afin de faire le plein d’énergie avant de reprendre la routine de leur salle de classe.

L’Acadie Nouvelle a discuté avec quatre d’entre eux afin de voir si tous étaient prêts pour cette nouvelle année scolaire. Et la réponse n’a rien de surprenant: c’est un oui catégorique!

«On est fébriles, comme chaque année. Le début d’une année scolaire, c’est toujours un défi rempli de nouveautés. Nouveaux élèves… Nouveaux collègues… Nouvelle pédagogie… On ne s’ennuie jamais en début d’année», explique Véronique Chenard, enseignante à l’école Mgr-Martin de Saint-Quentin.

Il faut dire que cette année, en ce qui a trait à la découverte de nouveaux collègues de travail, plusieurs seront servis à souhait en raison de la récente restructuration provinciale des districts scolaires.

«Ça ne devrait pas avoir d’impact sur la salle de classe – enfin je crois -, mais ça va certainement nous amener à côtoyer une nouvelle équipe», soutient Renée Lagacé, enseignante à l’école La Ruche de Tracadie-Sheila.

Pour Tim Ringuette, enseignant d’immersion française à la Beacons­field Middle School de Saint-Jean, la rentrée scolaire demeure un moment très excitant, quoique synonyme de stress.

«C’est un stress oui, mais un bon stress», précise-t-il, ajoutant qu’au fur et à mesure que l’année avance ce stress se transforme.

«Quand tu commences, c’est la phase découverte, la prise de contact avec les nouveaux élèves. Mais plus l’année avance, plus ça change, surtout après la période des Fêtes. Il faut alors rattraper les petits retards accumulés ici et là et pousser les élèves pour qu’ils atteignent les niveaux», dit-il.

«Et avec tout ça, il y a les relations avec les parents et la direction. Car on est redevables, on a des comptes à rendre. Comme professionnels, c’est certain qu’on veut le mieux pour nos élèves. On veut tous qu’ils réussissent bien», ajoute Mme Lagacé.

Les nouvelles technologies

Un autre élément de stress non négligeable est de demeurer à la page, soit d’être à jour à tous les niveaux, notamment les technologies des communications… entre parenthèses l’informatique.

«C’est important qu’on soit bien à l’affût de la technologie, car elle est de plus en plus présente dans nos écoles. On retrouve plein d’outils technologiques différents. C’est intéressant pour nous comme méthode d’enseignement», estime Jolène Gaudet, du Centre d’appui à l’apprentissage de Shediac.

Si l’inclusion des nouvelles technologies est intéressante pour les enseignants, il s’agit en même temps d’un élément essentiel pour garder l’élève intéressé en salle de classe.

«C’est la nouvelle façon de faire… et il faut s’y faire. À un certain moment, on (les enseignants) avait peur de la technologie. Maintenant, c’est notre amie», dit M. Ringuette.

Enseignante de 2e année, Véronique Chenard vit comme plusieurs autres enseignants au rythme de cette nouvelle réalité.
«On est à l’ère des écrans interactifs et des ordinateurs. C’est surprenant de voir à quel point les jeunes sont bons avec ça. Des fois, ils en savent même plus que moi… surtout quand vient le temps d’aller fouiner», indique-t-elle.

Mais ces changements sont toutefois plus faciles pour certains que pour d’autres. Mme Lagacé, qui entame sa 24e année scolaire, est la doyenne de ce groupe. Elle a quelquefois le sentiment d’être dépassée par les technologies.

«Ma génération n’a pas été habituée à ça, mais on n’a pas le choix de s’adapter, de suivre le courant. Parce que les enfants qui entrent à l’école aujourd’hui, ils ont les deux pieds là-dedans. C’est aussi le cas des nouveaux enseignants qui entrent dans le système, ils connaissent bien ça. Notre défi à nous les plus vieux, c’est d’évoluer au même rythme que les technologies, sinon on devient vite des dinosaures», dit-elle en riant.