Élections québécoises: les libéraux du N.-B. soulagés

CAMPBELLTON – Comme plusieurs autres politiciens au pays, le chef par intérim du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau, condamne l’attentat qui a suivi l’élection de la péquiste Pauline Marois à la tête du gouvernement du Québec.

«Ce qui est arrivé est très regrettable. On n’aime jamais voir ce genre de chose», a confié le député libéral, offrant au passage ses condoléances à la famille de la victime. «D’après ce que je comprends, ce geste aurait été commis par une personne radicale agissant seule. C’est un geste qui donne froid dans le dos, surtout pour nous, les élus. Étant un député très ouvert, je rencontre constamment des gens et ce genre de chose est très loin de ma pensée. Mais comme on le voit ici, tout peut arriver, la possibilité existe», ajoute-t-il.

Soulagement
À part ces événements disgracieux, l’ancien ministre des Finances avoue être légèrement soulagé du résultat global des élections.

«Certes, c’est un gouvernement souverainiste qui est à la barre, mais c’est surtout un gouvernement minoritaire. Et un gouvernement minoritaire, ça a ses limites, ça a les mains liées par les autres partis pour mettre en œuvre son programme. Ce n’est donc pas vraiment une mauvaise nouvelle que le Parti québécois soit minoritaire», souligne-t-il, rappelant qu’il est lui-même un fédéraliste convaincu, donc opposé à l’idée du départ du Québec du Canada.

«Je suis de ceux qui ne veulent pas qu’un tel scénario se produise, alors de voir le PQ minoritaire est beaucoup moins menaçant que s’il était majoritaire. Ce sera donc une situation de compromis qui attend le Québec et j’espère que ce gouvernement se penchera sur des questions beaucoup plus importantes que la Constitution, comme l’économie par exemple, ce qui devrait être la question numéro un de tous les gouvernements», dit le député.

Bonne performance
Il note également au passage la bonne performance de ses confrères libéraux québécois.

«Ça a été de loin meilleur que tout ce que prédisaient les sondages. C’est loin d’être une défaite écrasante», indique-t-il.

Malgré son allégeance, ce dernier souhaite un bon mandat à la première ministre québécoise.

«C’est quand même un événement historique pour nos voisins, puisque c’est la première fois qu’ils auront une femme à la tête de la province. C’est une très grande avancée en politique. Le Québec est une province puissante au pays et c’est très intéressant de voir qu’une femme a pu faire son chemin jusqu’au sommet de l’échelon politique. Ce n’est pas seulement positif pour les femmes au Québec, mais bien pour l’ensemble des femmes au Canada», estime M. Boudreau.

Alward refuse de commenter
Pour sa part, le premier ministre de la province, David Alward, qui aura à côtoyer son homologue péquiste, a refusé l’invitation de l’Acadie Nouvelle de commenter les événements et résultats de l’élection de la province voisine.