«Manque à gagner» pour le Festival acadien de Caraquet

CARAQUET – Le Festival acadien de Caraquet connaît-il des ennuis financiers? Rien ne sera officiel avant la fin de l’année financière, en mars, mais Daniel Thériault, directeur général de l’événement, n’hésite pas à employer l’expression «manque à gagner» lorsqu’il parle de la situation du festival, qui a récemment célébré son 50e anniversaire.

Mardi, le directeur général a fait une demande d’un prêt à court terme de 75 000 $ auprès de la municipalité de Caraquet afin d’assurer le flux de trésorerie en attendant les subventions gouvernementales et d’autres fonds. Une demande qui a été approuvée par les membres du conseil.

«Il est trop tôt pour dire si on aura un déficit cette année, parce qu’il reste encore six mois à l’année financière. Il y a des subventions qui ne sont pas encore entrées et d’autres qu’on n’a pas encore eu de réponse», affirme Daniel Thériault.

«Ce n’est pas toujours évident lorsqu’on attend des subventions», rappelle Kevin Haché, maire de Caraquet.

Bien qu’on soutienne que le financement de base du festival soit en bonne santé, il semble que les compressions gouvernementales rendent l’obtention de subventions pour le développement de projets spéciaux plus difficile. À ce stade, toutes les idées sont bonnes pour le comité organisateur.

«Est-ce qu’on devra faire des activités de financement d’ici la fin mars? On en discutera lors des réunions du conseil d’administration», indique Daniel Thériault.

Cette année, plusieurs ont montré le Festival acadien du doigt en jugeant qu’il n’a pas été nécessairement à la hauteur de ses 50 ans. Une critique qu’accepte Daniel Thériault.

«C’est sûr que dans le contexte budgétaire actuel, on n’a pas pu donner l’envergure attendue pour un cinquantième», dit-il.

Il se défend toutefois en rappelant que le festival a connu un bon achalandage lors de certains événements, tels que la course aux tacots, le tintamarre et les feux d’artifice. La baisse d’assistance a surtout eu lieu là où il fallait payer pour entrer, même si certains spectacles, comme ceux de Mixmania et de 1755, et la soirée cabaret ont connu une bonne fréquentation.

«On a beaucoup de monde aux activités gratuites, mais, par exemple, on a eu de la pluie, ce qui a affecté les entrées sur la Butte du Calvaire le 15 août. C’est sûr que ça crée une situation où il y a un manque à gagner et que le festival devra combler ce manque à gagner avant la fin de l’année», souligne-t-il.

Depuis quelque temps, de nombreuses personnes à Caraquet demandent au comité organisateur de changer le format du Festival acadien en ajoutant plus d’activités populaires, à l’instar de la course aux tacots.

Une table ronde à ce sujet a été tenue lors du festival. À la réunion mardi, certains conseillers ont aussi pris la parole pour s’exprimer là-dessus.

La conseillère Louise Blanchard, par exemple, suggère qu’on tienne une séance de remue-méninges ouverte au public afin de lancer de nouvelles suggestions.

«On peut faire sortir toutes sortes d’idées, il y en aura des folles, mais, un moment donné, une idée va faire son chemin et on pourra l’améliorer», propose-t-elle.