Alphabétisation: 66 % des francophones ont une difficulté à lire au N.-B.

DIEPPE – Les ministres provinciaux de l’Éducation se joignent samedi aux gouvernements, aux entreprises, aux syndicats et aux organisations non gouvernementales des quatre coins du monde pour souligner la Journée internationale de l’alphabétisation.

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a instauré cette Journée en 1965 pour promouvoir une plus grande alphabétisation à l’échelle planétaire.

On compterait 860 millions d’analphabètes dans le monde dont plus de la moitié, 500 millions, seraient des femmes.

Au Nouveau-Brunswick, un peu plus de 66 % de la population francophone se trouve dans les deux niveaux les plus bas en alphabétisme, soit les niveaux 1 et 2.

Au niveau 1, un lecteur ne reconnaît qu’un ou deux mots dans un texte simple. Les personnes qui se situent au niveau 2 ont de la difficulté à lire de longs paragraphes et toute nouvelle lecture leur est éprouvante.

Les conséquences en sont souvent désastreuses, car de graves lacunes en lecture et en écriture mènent souvent à l’exclusion sociale.