L’avenir d’un programme pour jeune entrepreneur dans Kent est incertain

BOUCTOUCHE – Les jeunes et moins jeunes touchés par les camps d’entrepreneurship d’Entreprise Kent souhaitent que ces initiatives se poursuivent.

L’avenir d’Entreprise Kent étant incertain, les camps jeunesse (7 à 12 ans), qui existent depuis 2004, pourraient disparaître.

«Ça serait vraiment plate, car nous sommes l’une des régions qui a perfectionné la formule des camps. Nous offrons sept différentes semaines de camp dans six municipalités», a dit l’agent de développement jeunesse d’Entreprise Kent, Julien Robichaud.

Depuis la mise sur pied de ces activités, 45 camps ont eu lieu un peu partout dans le comté de Kent et plus 1020 jeunes y ont participé.

«Le camp m’a inspiré à travailler fort», a raconté Samuel Frigault, 10 ans.

Le garçon de Saint-Louis-de-Kent, qui vend des vers de terre (4 $ pour une douzaine), a déjà pris part à cinq camps d’entrepreneurship.

«Ces camps m’ont aidé. Ça serait dommage qu’ils disparaissent», a mentionné l’élève de 6e année de l’école Marée Montante.

Entreprise Kent offre également le Fonds de démarrage Prochaines générations (12 à 15 ans) et le programme le SEED (16 ans et plus).

«C’est grâce à eux que j’ai commencé et j’utilise encore leurs services. Ce sont eux qui impriment mes affiches, par exemple», a raconté Samuel Léger, 16 ans, de Bedec.

L’élève de 11e année de la polyvalente Mgr-Marcel-François-Richard est en affaires depuis quatre ans et il a déjà géré sept petites entreprises. Il organise notamment des danses de jeunes dans sa localité.

Le directeur général d’Entreprise Kent, Guy Léger, souhaite évidemment que les camps et les programmes jeunesse se poursuivent dans la région.

«Nous attendons une directive de la province afin de savoir où les services des régions vont aller. Nous aimerions que ça continue», a commenté le grand manitou.

Guy Léger est convaincu que les camps donnent la piqûre entrepreneuriale aux participants.

«Il n’y a pas de doute. Notre philosophie est que nous sommes une communauté qui se prend en main. Neuf ou dix jeunes ont démarré des entreprises cet été», a-t-il souligné.

Reste à savoir si les camps jeunesse se poursuivront en 2013.

«Nous allons travailler fort cet hiver», a assuré Julien Robichaud.