Un pêcheur de homard se noie au large de Cocagne

COCAGNE – Jean Guy Mallet, un pêcheur de homard de 53 ans de Saint-Thomas-de-Kent, est tombé de son bateau et s’est noyé mercredi. Une équipe de recherche et sauvetage a retrouvé son corps, jeudi matin, près de l’île de Cocagne.

Mercredi, vers 16 h, Jean Guy Maillet est parti du quai de Saint-Thomas pour vérifier ses trappes de homard. Vers 20 h, comme il n’était pas revenu, sa famille a téléphoné à la Gendarmerie royale du Canada. Trois heures plus tard, une équipe de sauvetage a trouvé le petit bateau de M. Maillet, renversé à environ 500 mètres de l’île de Cocagne.

Jeudi matin à 8 h 30, un hélicoptère de l’équipe de recherche et sauvetage de la GRC a trouvé le corps de M. Mallet. Il avait été emporté par le courant, à trois kilomètres de son embarcation.

«C’est triste de voir un accident comme celui-ci, a avoué le pêcheur Maurice Martin. Que ce soit un pêcheur ou non, quand il y a un accident sur l’eau, ça touche tout le monde. On se demande tous ce qui s’est passé. On se demande si c’est quelqu’un qu’on connaît ou quelqu’un à qui on a déjà parlé.»

«J’envoie mes condoléances à sa famille. Ça fait vraiment pitié.»

Des membres du Détachement de Bouctouche de la GRC effectuent présentement une enquête sur la noyade. La cause de l’incident n’a pas encore été établie. Le sergent Jeff Johnston pouvait seulement avancer que M. Maillet vérifiait ses trappes de homard quand son bateau de quatre mètres s’est renversé.

Selon M. Martin, plusieurs circonstances auraient pu mener à la noyade. Comme la météo n’était pas menaçante mercredi soir, il soupçonne qu’un accident à bord du bateau aurait pu être la cause.

«S’il était sur un petit bateau et qu’il tirait trop fort sur un côté, il aurait pu tomber à l’eau. Beaucoup de choses auraient pu arriver.»

Selon le sergent Johnston, le pêcheur était seul sur son bateau lors de l’incident. S’il y a une leçon à tirer de cet événement triste, c’est qu’il faut prendre conscience des risques de naviguer seul. Plusieurs conseillent d’avoir au moins un compagnon quand on se promène au large.

«Je ne crois pas à aller en bateau seul, a affirmé M. Martin. Si un accident arrive, il n’y a personne pour aider. C’est dangereux. Quand tu es deux et que tu fais une erreur, l’autre peut t’aider. Si tu es seul, personne n’est là pour te sauver.»