Kent: le voleur de sous-vêtements court toujours

SAINT-PAUL-DE-KENT – Environ 10 mois après le dernier incident rapporté, la GRC n’a toujours pas fait d’arrestation dans le dossier des vols de sous-vêtements et de jouets sexuels dans les régions de Saint-Paul, Sainte-Marie, Bouctouche et Adamsville.

Le 10 novembre 2011, la GRC a publié un communiqué concernant sept entrées par effraction avec vols survenus depuis juillet 2011, ce qui a créé une avalanche. Rapidement, 13 autres cas, dont le dernier officiel à Adamsville, ont été signalés à la GRC.

Ces vols ont en quelque sorte semé l’inquiétude dans les communautés touchées. Qui aurait pu faire une chose pareille et que font exactement le ou les voleurs avec les objets volés?

Voilà de bonnes questions et les responsables courent toujours, même s’ils semblent avoir cessé leurs activités illégales depuis une dizaine de mois.

«J’ai commencé par avoir peur. Maintenant, je suis frustrée. C’est un crime contre les femmes. C’est comme si on s’était fait violer. On ne s’est pas fait voler notre téléviseur», avait raconté une femme, qui s’était fait prendre une dizaine de morceaux, incluant des sous-vêtements et objets sexuels.

De son côté, la GRC poursuit son enquête.

«Nous remercions les personnes qui ont fourni des renseignements et nous encourageons quiconque aurait été victime d’un vol semblable ou qui possède d’autres renseignements à ce sujet de communiquer avec la GRC ou Échec au Crime», a dit la responsable des relations médiatiques de la GRC, la caporale Chantal Farrah.

Même si le dernier cas date de plusieurs mois, les citoyens de cette région, qui ne verrouillaient habituellement pas leurs portes, le font maintenant par mesure de précaution.

Le District de services locaux de Saint-Paul-de-Kent a notamment été touché par cette affaire.

«Il y a des gens qui se protègent davantage, a indiqué le président du DSL, Marc Henrie. C’est un sujet mort maintenant. Les citoyens ne parlent pas trop de cela. Tout est revenu à la normale. C’est le calme après la tempête.»

Ces vols inusités ont fait l’objets de nombreux reportages dans les médias. Malgré l’inquiétude provoquée par ces entrées par infraction, le directeur de l’école Saint-Paul, Gary Fontaine, n’a pas eu besoin d’intervenir auprès des élèves.

«Cette histoire n’a pas été discutée de façon organisée et planifiée avec les élèves de l’école. Évidemment, si la question avait été soulevée par les élèves et que le besoin s’était fait sentir, l’équipe stratégique de l’école aurait pu intervenir avec les élèves, mais ça n’a pas été le cas», a signalé le coordonnateur des relations stratégiques du District scolaire francophone Sud, Steve Lapierre.

Le personnel scolaire de la place croit cependant que des familles de certains élèves auront abordé le dossier sous leur toit.

«Ce genre d’histoire qui se déroule dans la société est souvent un sujet de discussion à la maison et les parents les plus inquiets discutent habituellement de ces choses avec leurs enfants, sans se fier à l’école pour prendre cette démarche», a poursuivi le coordonnateur.