Universités: les professeurs du N.-B. gagnent 10 000 $ de moins que la moyenne nationale

FREDERICTON – Un professeur qui enseigne dans une université publique du Nouveau-Brunswick empoche en moyenne 96 198 $ par année. C’est 10 000 $ de moins que la moyenne nationale, dans une province où les droits de scolarité étaient les troisièmes plus élevés au pays en 2011-12.

Acadie Nouvelle

Seuls les professeurs des universités publiques de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Île-du-Prince-Édouard empochent moins que leurs collègues néo-brunswickois. La différence est toutefois minime, le salaire annuel moyen d’un professeur d’université variant de 94 032 $ à 96 000 $ dans ces quatre provinces.

La différence entre le salaire versé aux professeurs du N.-B. et ceux du Québec, de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario est toutefois beaucoup plus importante, celui-ci variant de 101 000 $ à 112 570 $ dans ces quatre provinces.

C’est ce qui ressort du Profil statistique des universités publiques du Nouveau-Brunswick, un document rendu public par le gouvernement provincial jeudi.

Le profil porte sur les universités Mount Allison, de Moncton, St. Thomas et du Nouveau-Brunswick et il a été compilé par le ministère à l’aide de données recueillies auprès des universités et de la Commission de l’enseignement supérieur des Provinces maritimes.

Fait intéressant, les professeurs albertains empochent un salaire plus élevé de près de 15 000 $ par année que leurs homologues du N.-B., même si les droits de scolarité des étudiants de cette province (5663 $ en 2011-12) sont inférieurs à ceux payés par les étudiants du N.-B. (5728 $).

Même chose au Québec (des salaires supérieurs à 5000 $ par rapport au N.-B.), même si les droits de scolarité y sont deux fois moins élevés qu’au Nouveau-Brunswick.

À l’inverse, les droits de scolarité néo-écossais seront les deuxièmes plus élevés au pays en 2012-2013 (5934 $ par année au premier cycle), mais ce sont les professeurs des universités publiques de cette province qui sont les moins bien rémunérés au pays (94 032 $ par année).

Un rapport préparé par l’Association des professeurs d’université de la Nouvelle-Écosse rendu récemment public apporte peut-être un début d’éclairage sur cette question. On y apprend notamment que la masse salariale des recteurs, vice-recteurs, doyens et directeurs des huit universités néo-écossaises a fait un bond de 16,4 millions $ au cours des six dernières années.

Le Profil statistique des universités publiques du Nouveau-Brunswick démontre également que les subventions provinciales (qui ont totalisé 213,6 millions $ en 2010-2011) représentaient 56,4 % des revenus des universités publiques du N.-B. Les droits de scolarités, eux, équivalent à 33,2 % des revenus.

En ce qui a trait aux dépenses, le document indique qu’en 2011, 75 % du budget des universités était alloué aux salaires et aux avantages sociaux (271,6 millions $) du personnel.

Autres données

Selon le gouvernement provincial, 88 % des diplômés des universités publiques de la province occupent un emploi deux ans après l’obtention de leur diplôme.

Le document révèle également que le salaire moyen des diplômés qui travaillent dans la province était de près de 48 000 $ et qu’environ 80 % des résidants du Nouveau-Brunswick détenant un diplôme sont toujours dans la province deux ans plus tard.

Le profil révèle enfin que 93 % des diplômés étaient satisfaits ou très satisfaits de la qualité de l’enseignement.